Usages du numériques en classe: le témoignages d’élèves

En cette fin septembre, nous avons eu une visite institutionnelle au lycée et on m’a demandé de présenter nos usages du numérique en classe. Comme ce jour-là, mes terminales étaient en sortie pédagogique, nous avons monté ensemble un petit film témoignage.

Ce sont eux qui en parlent le plus simplement et le mieux!

Pour préparer ce retour sur presque 3 ans de pratiques (puisque je suis leur enseignante pour la 3ème année de la seconde à la terminale), nous avons repris ensemble tous nos projets réalisés : C’est notre pinterest de classe qui nous a permis de remonter ce que nous avons vu en cours mais aussi au cinéma, en sorties, lors d’échanges via les réseaux, lors de projets …etc.
L’outil, visuel, ouvert et animé comme un réseau constitue notre « musée imaginaire »

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Vers des changements pédagogiques avec le numérique?

Histoire de préparer la rentrée : voici la version réactualisée de ma présentation « réseaux sociaux et pédagogie: comment imaginer le binôme? »

J’ai présenté ce travail aux formateurs du Gréta Nord Isère en juillet lors d’une journée de formation aux outils numériques

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Ludovia #11 « entre consommation et création »

Commencent aujourd’hui la 11ème édition de Ludovia : l Université d’été de l’éducation et du numérique à Ax les Thermes. 11ème du nom et (déjà !) 5ème pour moi. Le thème est cette année est « numérique entre consommation et création  » : question qui s’annonce essentielle pour les années à venir. Le Web actuel rend-il les internautes uniquement consommateurs ? Quelle est la part de la création dans nos usages? Toute création est-elle valeureuse ? Doit on tous devenir producteurs? La consommation est-elle si répréhensible ? 
J’attends de ces trois jours d’intenses conférences, tables rondes, échanges, débats, des pistes de réflexion et (peut-être!) des réponses. 
Et puisque ces universités sont celles du numérique ET de l’Education, je pose cette question qui me partait essentielle : COMMENT apprendre aux élèves citoyens en construction à en devenir acteur, créateur, consommateur éclairé du Web pour ne pas en être les victimes comme on nous le prédit avec beaucoup de pessimisme. Si le numérique est la nouvelle révolution, n’oublions pas de les y préparer. 

Histoire de créer au fil de ces trois jours,  j’ai ouvert sur Pinterest un tableau Spécial Ludovia édition 2014. Il est ici 
Je mettrai des photos accompagnées parfois de commentaires plus ou moins fournis. Je laisse cet espace ouvert à ceux qui souhaiteraient ajouter des commentaires, images, des contenus ..etc . Que vous soyez présents à Ludovia ou que vous suiviez à distance, que vous soyez acteurs de l’éducation, du numérique ou rien de tout cela ,  vous pouvez commenter et/ou publier. 
Je serai peut-être la seule contributrice…c’est le principe même de la serendipité appliquée au Net! 

Voici la procédure:
-vous voulez commenter une image : il faut vous créer un compte Pinterest (une adresse mail suffit) et vous pourrez  commenter ! 
-vous voulez publier : envoyez moi un message (Twitter, FB, mail) avec votre adresse mail et je vous ajoute en contributeurs du tableau
Ici un tutoriel basique pour vous y retrouver sur Pinterest

Bon Ludovia à Tous en présence ou à distance ! À suivre sur les réseaux avec la balise #ludovia11

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Pinterest et pédagogie


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J’arrive au terme d’une année scolaire d’usage de Pinterest en classe avec mes élèves de 1ère bac pro.

Je présenterai le projet « Le musée imaginaire: de l’usage de Pinterest en classe » lors du Forum des enseignants innovants le 16 et 17 mai prochains à Bordeaux. (A suivre avec la balise #FEI14)

Voici le diaporama de présentation :

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Twitter et les réseaux sociaux en classe: vers un changement de pratiques 

Depuis cinq ans que j’utilise Twitter en classe avec mes élèves , j’ai toujours opté pour des comptes individuels propres à chaque élève. Puisqu’ils sont  lycéens, donc plus autonomes, plus matures avec une capacité de réflexion plus large que des primaires ou des collégiens, ce fonctionnement n’a jamais posé problème. 
Sur ce principe, chaque élève définit son avatar, son pseudo, sa ligne éditoriale , ce qui me permet de faire une  éducation à l’identité numérique active, pratique et efficace. En 5 ans, je n’ai eu à déplorer aucun dérapage sur les comptes élèves: ils ont tous respecté la ligne éditoriale édictée. 
Mais cinq ans ont  passé et mes élèves comme moi-même avons évolué dans nos pratiques et nos approches du réseau social. 

Ma 1ère promo (qui sera étiquetée bien plus tard de « twittclasse ») ne connaissait pas Twitter:  ces élèves étaient les premiers ados-facebook laissant tomber les skyblogs mais pas encore msn. Nous avons défriché ensemble ce réseau et ses possibilités pédagogiques: des inventions qui sont aujourd’hui présentées à travers d’autres projets comme innovants. 

Ma dernière promo en date (que je suis pendant trois ans) quitte peu à peu Facebook pour Instagram, Snapchat … et tout ce qui se prèsente à elle! Ces élèves consomment le web comme ils consomment dans leur quotidien: selon leurs envies et selon les tendances sans aucune fidélité. Le web est devenu un espace de consommation. Ils connaissaient déjà Twitter, n’ont pas été plus surpris que ça qu’on l’utilise en classe. Plusieurs avaient déjà un compte Twitter personnel qu’ils ont souhaité conserver. Difficile de leur demander d’en créer un nouveau. D’autres, par la création du compte en classe, se le sont approprié développant leur réseau sur leurs centres d’intérêts personnels. C’est ainsi que nos TL enseignant-élèves ont été envahies de tweets de fans de Kpop, One D etc ! J’ai fini par ne plus suivre ces comptes qui dénaturent la ligne éditoriale que je souhaitais donner à ce réseau classe. Par cette rupture, le constat s’impose de fait: nous ne pouvons plus travailler en réseau global si j’en exclus des élèves! 

Le deuxième changement de pratiques constaté c’est ce que certains élèves n’utilisent jamais Twitter si je ne leur demande pas. J’avais réussi avec la première promo un usage  régulier hors temps de classe: Twitter permet plus de communication, d’informations, plus de travail. Je me suis épuisée au fil des classes à activer ces « plus » hors temps de classe pour quasiment l’abandonner. Nous utilisons Twitter en classe mais il y a peu de relai individuel en dehors du temps de classe.

Aujourd’hui quand nous utilisons ce réseau c’est pour échanger sur un projet spécifique avec des intervenants extérieurs comme avec le projet #àtable ou #femmepantheon : Des projets qui n’amènent plus l’élève à interagir seul avec un binôme extérieur. C’est le groupe classe qui lance un appel à contribution et les tweeteurs intéressés y répondent. 
Cette pratique est cohérente avec celle que nous avons de Tumblr et surtout cette année de Pinterest: un seul compte, un seul espace, un seul mot de passe partagé par toute la classe avec moi. Pinterest est devenu notre « musée imaginaire » (à la manière de Malraux), Tumblr notre espace d’appel à contribution. Nous avons dématérialisé notre espace de classe à travers ces réseaux. 
Sur Pinterest, l’espace est commun et les productions sont variées: communes à la classe, communes à des groupes ou individuelles. L’élève inscrit ses initiales pour que nous puissions identifier celui qui produit. 
Nous avons donc glissé sur un espace commun où chaque individualité est pourtant respectée: les tableaux exposés sur le Pinterest de classe sont heretoclytes épinglant des images et des textes correspondant à chaque producteur.   Les objectifs posé sont donc toujours atteints : collaboration, mutualisation et indivualisation des apprentissages.

Le décalage entre ces nouvelles pratiques et celles que nous avons toujours eues avec Twitter est désormais évident. J’ai donc décidé que nous utiliserions désormais Twitter à travers un seul compte : mon compte prof qui devient celui de la classe. Il était déjà intitulé « compte classe » : @gadoriole faisant peut apparaître mon nom et ma fonction. Chaque élève pourra produire des tweets et mettra ses initiales. 
Nous allons de fait plus travailler sur l’identité numérique d’un groupe que sur l’individuelle. C’est un groupe d’élèves qui passent trois années scolaires ensemble. À mi-parcours, nous avons besoin de renforcer la cohésion, de mettre en place des solidarités, de l’entraide et du tutorat. Ces espaces virtuels sont des outils pour atteindre ces objectifs. 
C’est aussi pour consolider une compétence pré professionnelle: le travail en équipe auquel ils sont confrontés lorsqu’ils font leur stages en entreprises. Nous devons amener cette génération qu’on dit très individualiste (mais qui n’est que le reflet de notre Société !)  à construire leur parcours en réseau. 

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Utiliser Pinterest en classe: trois exemples d’usage

Depuis septembre, j’utilise Pinterest en classe avec mes élèves . J’en ai déjà parlé dans deux billets ici et  avec un 1er bilan de nos usages.
Au fil des mois notre pratique s’est développée et diversifiée avec un outil devenu commun dans mes cours de français, d’histoire, de géographie et d’éducation civique.  24 tableaux d’épingles sont déjà constitués. Nos épingles sont souvent reprises par d’autres Pinterest.

Voici trois types usages de Pinterest en classe:

1) En amont de mon cours

Je crée régulièrement un tableau introductif avec des documents (images et/ou vidéos) qui permet à l’élève qui le souhaite de se renseigner sur le cours à venir. Je relaie la publication de ce tableau via Twitter et Gmail/Gdrive avec des consignes de lecture et d’interactions possibles.

Dans la description de l’image, je pose parfois des questions auxquelles les élèves peuvent répondre: comme c’est en amont du cours, il s’agit d’amener l’élève à découvrir une thématique, à y réfléchir et à poser une hypothèse de réponse. Nous ne sommes pas là sur une évaluation de savoirs.

Exemple:

Cours de géographie : Mondialisation et diversité culturelle (1ère bac pro)

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 ici: en amont , j’ai créé un tableau de cartes.  Sous plusieurs cartes,  dans la partie « description » j’ai posé une question. L’élève peut y répondre dans la ligne « commentaire » en notant ses initiales pour que je puisse savoir qui a écrit et à mon tour commenter si besoin

2) Support de projet et de productions

Lors du cours, je lance les élèves sur une production sur Pinterest: les images ou vidéos épinglées deviennent support de production écrite selon une consigne précise. L’écrit est limité (400 caractères maximum) ce qui me permet d’évaluer si l’élève sait répondre à une consigne d’écriture stricte tant dans le fond que dans la forme.

Exemple 1: Le projet #femmepanthéon  

Cadre: cours d’histoire Les femme dans la Société Française de la Belle époque à nos jours (1ère bac pro)

Objectif: réaliser une galerie de portraits de femmes françaises célèbres sur Pinterest et voter pour une entrée au Panthéon.

L’appel a été lancé via Twitter et Tumblr  pour inciter les tweeteurs à nous répondre.

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A partir de la cinquantaine de réponses reçues, les élèves ont rédigé les portraits. Ce travail a été collaboratif et mutualisant et diffusé à tous ceux qui y ont contribué.

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A noter que les cendres de deux des femmes portraitisées, Genevieve De Gaulle Anthonioz et Germaine Tillion vont être transférés au Panthéon sur décision de F. Hollande 

Exemple 2: Projet #PourDîner

Cadre: cours de géographie « mondialisation et diversité culturelle: géographie des gôuts alimentaires »

Objectif: exploiter des photos de plats culinaires français (reçus par l’appel à contribution sur Twitter et Tumblr), réaliser des recherches, définir l’origine des produits pour répondre à la problématique: en quoi les pratiques alimentaires françaises sont témoins de la mondialisation et de la diversité culturelle?

Comme pour le projet #femmePanthéon (et souvent depuis cinq ans que j’utilise les réseaux sociaux en classe), nous avons ouvert notre cours pour faire participer d’autres personnes et enrichir la documentation de notre cours. Pour autant Ces documents ne sont pas scientifiques et n’ont pas vocation à les remplacer. L’appel à contribution a été publié sur Tumblr  et relayé sur Twitter Les élèves ont pu eux-même contribué à cet appel à images.  J’ai partagé les consignes du projet sur Google Drive en amont du cours: les élèves découvrent les images, peuvent déjà choisir celle sur laquelle ils veulent travailler et intègrent les consignes. Cette procédure permet aux élèves les plus faibles de mieux s’inscrire dans le cours quand il commence.

 Le tableau Pinterest a été constitué de toutes les photos reçues via Twitter et le texte limité à la réponse à la problématique. Pour corriger et évaluer ce travail: j’ai fait des copies d’écran de leurs productions et les ai imprimées pour les corriger. L’élève a ensuite corrigé son texte selon mes consignes sur Pinterest.  La manœuvre est un peu fastidieuse mais je n’ai pas trouvé d’autre moyen pour que l’élève visualise les éléments à corriger!

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(A noter que j’ai réalisé cette séquence en présence de mon inspectrice)

Pour ces deux projets, la plus-value a été multiple: ce projet a permis d’ouvrir la classe en favorisant des interactions avec des personnes extérieures à la classe. L’élève comprend que les cours d’histoire et de géographie s’inscrivent dans la réalité. L’élève produit un travail original qui l’implique et  le valorise.

3) Comme support de cours

J’utilise aussi Pinterest comme agréagateur d’ images et vidéos que j’utilise lors de mon cours comme ici pour préparer la conférence de la déportée Magda Hollander , le tableau sur la Mondialisation de la Vache Qui Rit  notre étude de films dans le cadre de Lycéens et Cinéma (Daratt et Tous Au LArzacl . Les élèves contribuent aussi à cette constitution de ressources comme avec le tableau des films traitant de la 2nde guerre Mondiale

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En conclusion (provisoire)

Ce Pinterest devient l’espace virtuel commun de la classe où les élèves collaborent, mutualisent et partagent leurs savoirs et leurs productions. Les objectifs d’écriture sont modestes:  Pinterest ne remplace pas des écrits longs et les analyses de documents .  Il permet à l’élève de revenir lorsqu’il révise pour une évaluation et lorsqu’il révisera pour son examen final (fin de 1ère puis fin de Terminale) de pouvoir revenir à travers des images, des vidéos et de petits textes sur ce que nous avons traité (en plus de son traditionnel cahier de cours). 

Cet outil nous permet de constituer  petit à petit notre « musée imaginaire » , mémoire de la classe ouverte à tous qui se constitue sur les trois années que les élèves passeront ensemble.

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Redéfinir sa posture enseignante en tricotant des liens invisibles

Pour introduire les formations que je donne « les usages des réseaux sociaux en pédagogie » ,  j’utilise souvent la méthode dite des « pelotes de laine » de Christophe Batier. . L’idée est de faire tirer entre les membres d’un même auditoire des fils de laine: ces fils représentent les liens invisibles qui nous rassemblent et créent un réseau social. « Ceux qui fument, ceux qui courent, ceux qui cuisinent, les amateurs de thé, les adeptes de loisirs créatifs… ». Pour plus de détails : lisez le descriptif qu’en fait Christophe (ici)

Lorsque je commence une intervention, j’ai, face à moi, un groupe qui peut aller d’une dizaine à une cinquantaine de personnes. Un groupe qui fait bloc: des enseignants, formateurs, personnels de direction unis par un espace commun d’éducation. Ils sont là (de gré ou de force!) pour écouter ce que je vais leur raconter sur mes usages.  Il y a celui qui est déjà convaincu, celui qui est attentif mais aussi celui qui baille, celui qui ne voulait pas, celui qui est arrivé  en retard, celui qui discute septique avec sa voisine…
Vu de l’estrade, ça donne ça : en vert l’intervenante, en rouge l’auditoire

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En introduction, je lance mes pelotes avec cette phrase « je vous présente un premier outil numérique! ». Je vois l’auditoire déconcerté, obligé de se redresser, de s’impliquer, de se questionner. Alors les fils se tendent, les pelotes volent, la parole se libère, les fils s’emmêlent, les rires fusent. Je passe d’un groupe très sage à des individus bruyants. J’entends parler de pâtisseries, de marathon, d’une nouvelle méthode pour cesser de fumer, du thé préféré…
Pour la dernière pelote à lancer, je leur demande, puisqu’ils ont bien compris le principe, de choisir le thème : « ceux qui font de la photo, ceux qui aiment les séries américaines, les voyages, les polars.. » . Ils débattent, s’agitent, s’affrontent en cherchant surtout à intégrer celui qui n’a toujours pas tenu un brin de laine! 
Je n’ai que 5 pelotes à lancer: ils regrettent tous qu’il n’y en ait pas plus! Ils revendiquent d’autres thèmes, ont encore envie de jouer. 
Petit à petit je récupère les fils, ils reforment les pelotes, me les rendent : la parole libérée ne se tarit pas. Il faut pourtant que je reconcentre l’auditoire pour la suite de ma présentation! 

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Cet exercice permet un changement de posture : d’un groupe passif et consommateur, on passe à des individus acteurs, impliqués, valorisés, qui s’expriment et produisent du contenu. Chacun avec son identité propre et des compétences indivuduelles à prendre en compte. 
L’ensemble est bruyant, paraît dissipé, n’est plus « contrôlé », est à reconcentrer. Mais c’est bien cet instant que je préfère : ce passage de passif à acteur, de consommateur à producteur. 

Cette activité introductive réunit finalement tout ce que je tends à mettre en place en classe: piquer la curiosité, individualiser les apprentissages, impliquer et  integrer tous les élèves, les faire apprendre en jouant, les rendre acteurs, producteurs, les amener à débattre, à analyser, à se confronter, à progresser. Sans perdre pour autant le fil conducteur de ma tâche: leur  apporter des savoirs et des compétences! 

La configuration de l’espace d’apprentissage s’en voit profondément modifié :

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Réseaux sociaux et pédagogie: Comment imaginer le binôme?

Objectifs, leviers, freins, exemples, bilan et perspective de 5 ans d’usages des réseaux sociaux en classe

<div style= »margin-bottom:5px »> <strong> <a href= »https://fr.slideshare.net/Laujuin/ppt-28248477&Prime; title= »Réseaux sociaux et pédagogie: comment imaginer le binôme?  » target= »_blank »>Réseaux sociaux et pédagogie: comment imaginer le binôme? </a> </strong> from <strong><a href= »http://www.slideshare.net/Laujuin &raquo; target= »_blank »>Laurence Juin</a></strong> </div>

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Pinterest en classe: 1er bilan

Après plusieurs séances d’usage de l’outil en classe, voici un 1er bilan: 

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  • ( Comme je l’avais imaginé) L’outil est très facile d’accès pour l’élève : il comprend rapidement l’ergonomie, les fonctionnalités et se l’approprie rapidement
  • La fonction « recherche » sur Pinterest est pertinente pour augmenter le cours de ressources. Exemple:  lors de mon cours sur les Surréalistes, nous étudions un tableau de Picasso mais je peux aborder rapidement les dessins de Cocteau en tapant son nom dans la recherche etc
  • Lors que l’image est issue d’un site internet (répertorié par son URL) : en cliquant sur l’image, on accède au site. La ressource s’en trouve enrichie.  Exemple: une peinture de Dali renvoie à un site explicatif de son oeuvre où se côtoient textes, tableaux et vidéos du peintre.
  • Utiliser Pinterest en compte unique pour la classe permet de créer un seul espace de plusieurs galeries (on dit « tableau » sur Pinterest) : espace commun à la classe (ouvert à l’Extérieur) où les élèves collaborent, mutualisent. Ils identifient leurs productions par leurs initiales en fin de texte.  Ouvrir sur 16 postes en simultané sur le même compte n’a posé aucun problème. Comme nous sommes sur le même compte, je peux prendre la main sur une épingle (pour corriger les fautes par exemple) simultanément à l’élève.
  • Activité 1/ créer une galerie de peintures du courant surréaliste. La recherche documentaire est facile à mettre en oeuvre. Je peux suivre en temps réel la constitution de ce « tableau » et accompagner chaque élève dans sa recherche.
    Exemple: Plusieurs élèves n’ont tapé que « peintre surréaliste » dans Google et ont choisi des peintures d’un peintre russe Vladimir Kush qui n’est pas issu du courant Surréaliste. La recherche a été mal menée. Nous avons pu débattre en direct sur ces choix, j’ai pu identifier aussitôt le problème et mettre en place la remédiation nécessaire. Même simultanéité de la remédiation lors de l’écriture de texte.

 

  • Constituer une banque d’images est une activité ludique qui plait à l’élève mais qui permet surtout qu’il se l’approprie: comme l’espace est mutuel, il a souci de créer une épingle (image+texte) de qualité. L’appropriation de l’espace amène à des savoirs qui s’acquièrent mieux. J’ai été surprise de constater que les élèves se souvenaient d’une séance à l’autre des noms de peintres et des tableaux.
  • 2ème activité: toujours dans l’objet d’étude sur le Surréalisme, ils devaient créer un « tableau » d’épingles « à la manière de Magritte : ceci n’est pas …(une pipe) ». L’élève choisit dans Google images un objet, l’épingle et le détourne de la représentation qu’on s’en fait. La partie « description » permet de rédiger un texte de 500 caractères: suffisant pour la consigne d’écriture donnée. Là encore, le « tableau » se forme en simultané, je peux suivre les travaux de tous les élèves et travailler avec chacun. On peut donc utiliser Pinterest comme espace de création qui s’adapte à une activité pédagogique en amont. 

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  • Ces galeries d’images relatives à notre objet d’étude en français permettent de constituer une « banque » d’images et de textes » qui reste à disposition de l’élève lors en hors classe. Galerie sur lequel il peut s’appuyer pour revoir son cours mais aussi l’enrichirExemple : Nous avons abordé plusieurs œuvres de Magritte et je leur ai proposé, pour ceux qui le souhaitent, de créer une galerie de peintures de cet artiste. L’élève peut s’approprier l’outil pour agréger des  ressources qui serviront à tout le groupe-classe.
  • 3ème activité: Dans le cadre d’une séance sur « les Surréalistes et la Guerre », j’ai créé une galerie avec 3 œuvres sans donner un titre complet à la galerie « les Surréalistes … ». Je voulais que les élèves définissent le thème en partant du Corpus de peintures. Le titre est complété ensuite lors que le thème est défini. L’élève est invité là encore à agréger d’autres ressources à cette galerie.
  • 4ème activité: Lors d’heures dédiées à la réalisation d’un projet de classe, un groupe d’élèves devait faire des recherches sur l’Assemblée Nationale. Ils ont eu pour consigne de créer une galerie dédiée à cet édifice et à ses fonctions. Chaque image doit être augmentée d’une description. J’aimerais qu’ils utilisent l’outil dans chaque matière abordée pour créer un espace de ressources visuelles complémentaires à leur cours:  un espace scolaire numérique personnalisé et collaboratif ! 

En conclusion provisoire: l’outil convient très bien à ma pédagogie, à mon public d’élèves et je compte l’exploiter encore plus en français, histoire, éducation civique, géographie et ateliers rédactionnels. Je souhaite aussi développer sa fonction collaborative et mutualisante avec d’autres apprenants s’appuyant sur des  ressources qu’il créeront eux-mêmes…

A suivre !

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Utiliser Pinterest en classe

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 Avec ma classe de Première bac pro, nous commençons en français, à utiliser le réseau social et de partage d’images « Pinterest ». 

J’y vois, a priori, une vraie plus-value pédagogique: 

  • Ressources :

- L’élève se crée SA banque d’images, variée et riche accessible en classe et hors temps de classe

(qui permet de restreindre le nombre de photocopies et de travailler sur du noir et blanc)

  • Recherche, création et écriture

-l’élève travaille sur la notion de source d’un document et organise une recherche réfléchie

- l’élève  crée sa propre ressource: recherche image / épinglage

-l’élève rédige le texte selon la consigne d’écriture donnée et réfléchit à la pertinence des mots-clefs

-l’élève a à disposition une banque d’images pour révision d’examen

  • Partage, collaboration, mutualisation

-La ressource est synchronisable avec les réseaux sociaux utilisés en classe

-L’espace crée (un compte classe ou un compte par élève) peut être utilisée par toute l’équipe pédagogique dans toutes les matières: multiplication des tableaux et des entrées

- La ressource créée est partageable, mutualisable et collaborative avec d’autres groupes d’apprenants de même ou différent niveau

1ère activité pédagogique incluant Pinterest:

-Objet d’étude, Français, 1ère bac pro « du côté de l’imaginaire ».

Nous travaillons sur le surréalisme : Découvrir/ analyser des œuvres surréalistes pour développer  l’imaginaire par l’écriture

Sur Pinterest: les élèves ont à créer une galerie d’œuvres visuelles surréalistes avec commentaires.

L’élève

- recherche sur Internet une œuvre

-identifie la source (peintre, titre, date) et vérifie qu’il s’agit bien d’un peintre du Surréalisme

-épingle l’œuvre sur le Pinterest de classe

- la commente  selon la consigne d’écriture donnée: Nature et source + “ j’imagine une histoire à partir des éléments du tableau à la manière d’un auteur surréaliste” (500 caractères max)

-Le groupe-classe construit et mutualise sa propre ressource qu’il pourra exploiter en cours et pour ses révisions d’examen.

…A suivre !  Je ferai plus tard un bilan (leviers et freins) de l’outil dans ses usages en pédagogie

Voici le tutoriel basique d’accompagnement que j’ai créé pour les aider à se lancer. Mais je n’ai aucune crainte, l’outil est très simple d’approche et d’usage:

<div style= »margin-bottom:5px »> <strong> <a href= »https://fr.slideshare.net/Laujuin/tutoriel-pinterest-26310117&Prime; title= »Tutoriel pinterest » target= »_blank »>Tutoriel pinterest</a> </strong> from <strong><a href= »http://www.slideshare.net/Laujuin &raquo; target= »_blank »>Laurence Juin</a></strong> </div>

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