L’usage de Twitter en classe prend cette année scolaire avec ma classe de 1ère bac pro ( @ladeuxiemeannee) une autre optique que celle profilée la première année avec ma classe expérimentale (@laderniereannee) . En février je faisais ce constat : twitter en classe, un réseau qui s’est pas construit.
Cette classe tweete depuis septembre. Après un départ très prometteur , le réseau s’est tari. Je constate depuis janvier que les élèves ne tweetent plus.
1. Des Causes multiples mais associées
a) Une classe plus difficile et un volume horaire réduit
La classe est hétérogène, beaucoup d’élèves sont en difficultés (scolaires, sociales, personnelles). Nous avons à gérer et résoudre chaque jour des problèmes qui laissent peu de temps pour développer un outil supplémentaire aux « basiques" . Situation insatisfaisante pour moi puisque l’usage du numérique avait parmi les objectifs que j’avais posés, celui, d’amener l’élève à (re)trouver une nouvelle motivation scolaire par l’implication.
Le volume horaire avec cette classe (du fait de la réforme des bacs pro 3 ans) a beaucoup baissé : là où j’avais 9h de cours avec la 1ère classe tweeteuse l’année dernière,il ne m’en reste que 5H30 cette année ! Difficile donc de prendre beaucoup de temps à activer le réseau.
Tweeter en salle de classe est une activité chronophage: la gestion des difficultés sus-nommées du groupe alliée à cette perte de volume horaire me laissent peu de temps pour développer une vraie activité de tweets en classe proprement dits.
b) Twitter est un réseau qui demande un «activateur » : j’ai manqué à cette tâche
Pour que le réseau se mette de façon solide en place la première année, j’avais été très présente, à l’oral et à l’écrit: inciter les élèves à lire, écrire, interagir via ce média, les amener à suivre avec les live-tweets des conseils de classe etc. J’ai fait l’erreur de croire que ce démarrage en force allait suffire, cette année, avec cette nouvelle classe, pour créer un réseau très actif. C’est faux. Les élèves sont passés par une phase active d’acteur à une 2ème de twitter passif lecteur à une plus récente de non tweeteur.
c) Lassitude pour l’outil et diversification des outils
Un constat , la fin d’une expérience? Vers la fin d’une utilisation de Twitter en classe ?