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Utiliser un réseau social en classe: les bonnes questions à se poser avant de se lancer

Quelles questions se poser avant de lancer sa classe sur un réseau social? 

Je reprends dans ce prezi le billet que j’avais écrit ici il y a un an. Prezi qui servira de base à la formation des nouveaux enseignants que j’assurerai pour l’académie de Poitiers en mars. 

” Vous voulez introduire les réseaux sociaux dans votre pédagogie?

Voici quelques conseils et pistes de réflexion avant de se lancer:

Je prends en exemple dans cette fiche pratique le réseau social Twitter mais c’est adaptable à d’autres comme Facebook.

Avant de commencer :  je recommande de l’utiliser  personnellement pour bien le maîtriser. Comprendre la « philosophie » du réseau choisi, les codes de communication, des règles induites permet un meilleur usage en classe.

  1. Tweeter en classe mais pour quoi faire ?

On n’entre pas avec sa classe en réseau social comme on entrerait n’importe où. Comme on ne donne pas un livre à lire à ses élèves sans l’avoir lu avant, sans y avoir vu un intérêt pédagogique, sans en avoir défini à l’avance ce qu’il apportera à son enseignement. L’outil devient pédagogique si on lui en donne la fonction. L’utiliser en classe sans cette réflexion peut amener au risque « technologique » ET à improductivité pédagogique.

Les nombreux témoignages que l’on peut lire sur l’usage de twitter en classe (répertories par Bertrand Formet ici  ) nous montrent que les usages peuvent en être très variés: courtes productions écrites en classe, live-tweet de sorties/voyages scolaires, moyen de communication, soutien, interactivité sur temps personnel de l’élève, ouverture de la classe à un plus large réseau etc. Ce n’est pas la pédagogie qui s’adapte à Twitter mais bien Twitter qu’on adapte et devient outil pédagogique.

B. Quand l’utiliser?

L’usage peut se restreindre uniquement sur le temps de classe proprement dit.

Mais il est évident que l’utilisation du web 2.0 décloisonne la classe: l’enseignant entre facilement en communication et interaction avec ses élèves en dehors du temps de classe. Le réseau social peut alors s’étendre sur le temps personnel de l’enseignant et de l’élève. Il peut aussi permettre des échanges sur le temps de formation de l’élève en entreprise.

Cette extension sur le temps périscolaire est à contrôler. L’enseignant n’est pas à disposition communicante de l’élève et réciproquement. Attention à la chronophagie!

Les échanges sur Twitter sont souvent asynchrones. Le message est posé, le destinataire de fait de son adhésion au réseau de l’expéditeur s’engage à lire et à y répondre si besoin. Si l’un de mes élèves me pose une question en plein milieu du week-end, j’y répondrai quand je serai disponible.  L’utilisation de clients twitter comme tweetdeck ou hootsuite et des balises (# hashtag) permettent la bonne gestion de ces échanges asynchrones.

C. Tweeter avec un compte classe ou des comptes élèves?

Avec la définition des usages pédagogiques souhaités, vient la création du/des comptes twitter de classe. Un compte classe? Un compte par élève? Un compte élève à n’utiliser qu’en classe? Un compte élève personnel? Là encore les « twittclasses » nous montrent des usages variés. Il s’agit d’ organiser les comptes selon les usages qu’on veut en faire et surtout du public élève.

Un compte classe est souvent le plus adapté avec les classes de primaire et de collège. C’est l’enseignant qui gère, qui détient le mot de passe, qui organise la production de tweets. L’élève peut y écrire mais sous l’autorité et les conseils  de l’enseignant. Non pour « contrôler ou restreindre l’élève » mais bien pour l’accompagner dans une éducation au web 2.0 cohérente. Faire créer un compte à l’élève c’est lui donner un outil en main qui doit être maîtrisé par l’enseignant.

Au lycée (ou en fin de collège s’il a reçu une vraie éducation numérique) l’élève acquiert un début de maturité, entre autres, numérique qui lui permet de mieux appréhender les enjeux liés à de telles pratiques.

L’enseignant, pour les collégiens, peut aussi faire créer un compte à chaque élève tout en détendant le mot de passe associé au compte. L’élève est ainsi responsabilisé dans la gestion d’un compte-élève mais l’enseignant pose un cadre préventif.

Un compte twitter peut aussi être créé par la classe pour un évènement ponctuel : un projet de classe (@haikufilles = pour tweeter des haikus) , une sortie, un voyage comme l’ont fait @AmandineTer avec son compte classe @crotenaycycle3  avec ses CM ou @alozach et son compte classe @lespoutniks avec ses collégiens.

La dissociation stricte des comptes personnels de l’enseignant et des élèves des comptes «classe » est nécessaire. L’élève n’a pas à avoir accès aux données, opinions, prises de position privées de l’enseignant. Et réciproquement. Le réseau social tendrait à atténuer ces barrières strictes que la fonction d’enseignant impose.  C’est un risque à ne pas prendre. L’enseignant reste enseignant qu’il s’adresse à l’élève en classe ou via un ordinateur. « ne tweetez pas ce que vous ne diriez pas dans une salle de classe ».

D. Avec quels moyens ?

En classe:      

Comme tout usage du numérique en classe, la question fondamentale est celle du matériel disponible dans la salle de classe ! Selon l’usage qu’on en fait, il est nécessaire que ça soit en corrélation avec le matériel. Impossible d’imaginer faire tweeter 30 élèves sur leurs 30 comptes avec 10 postes sur une heure de cours ! Les élèves ont-ils besoin de tous tweeter? Tous au même moment? Tous sur leur compte-élève? Difficile d’avoir 30 postes à disposition dans une salle…et puis difficile de gérer, de lire et d’interagir avec la production de 30 tweeteurs sur une heure de cours ! Le matériel est donc à gérer avec les usages souhaités.

Des postes en nombre (un pour 2 ou 3 élèves) à disposition régulière dans une salle permettent de développer un usage régulier et souple de l’usage d’un réseau social en classe.

L’idéal est un équipement mobile et personnalisable par et pour l’élève: tablette, netbook, smartphone. L’élève devient alors mobile physiquement pour tweeter: dans toutes les salles de classe, au CDI, en sortie, en voyage…etc

Un poste enseignant relié à un vidéoprojecteur pour montrer le mur de tweets est un équipement qui est un levier certain à l’usage.

Hors temps de classe:

L’équipement personnel de l’élève est obligatoirement à prendre en compte pour adapter les usages hors temps de classe. Impossible d’exiger des élèves des interactions sur le réseau hors temps de classe si certains n’ont pas un accès personnel à internet. Les équipements peuvent être très variés: équipements inexistant, familial partagé ou au contraire suréquipement avec un ordinateur personnel et/ou un smartphone. A prendre aussi en compte les élèves internes.

Ce point est une contrainte réelle qui peut restreindre les pratiques envisagées hors classe. Doter chaque élève de netbook, tablette ou de smartphone avec connexion internet permettrait de réduire cette e-exclusion. Mais pour tout ce qui concerne le travail et l’implication hors temps de classe, l’enseignant n’a pas réellement de prise sur le degré d’implication de l’élève. Les élèves ont tous à disposition des manuels scolaires chez eux financés/subventionnés par les collectivités: les ouvrent-ils tous le soir comme l’enseignant leur a demandé de le faire?

E. Quelles règles officielles?

Présenter et soumettre le projet d’usages de réseaux sociaux en classe à ses direction/référents et autorités pédagogiques est nécessaire, utile voire même obligatoire quand l’élève est mineur. Ces pratiques sont encore rares et l’association réseau social-Facebook-dérives-danger est très courante. A juste titre: les chefs d’établissement ont très souvent à gérer des problèmes liés à Facebook. En présentant un projet pédagogique cohérent, l’adhésion n’en sera que plus facilitée.

Au même titre: présenter le projet aux parents d’élèves est nécessaire.Comprendre l’outil, démontrer l’intérêt pédagogique permet de facilité la collaboration et l’adhésion au projet.

Plus qu’un assentiment pédagogique, c’est surtout un garde-fou institutionnel et légal qui est obligatoire: les textes officiels en rapport avec ces nouveaux usages n’existent pas encore. A chaque enseignant de se prémunir au maximum par un usage cohérent et très réglementé:

-établir avec le groupe-classe une charte d’usages du réseau social(adaptée au projet) . C’est l’âge où ils découvrent le web 2.0 avec l’usage des réseaux sociaux, des blogs ou des tchats. Utiliser les réseaux sociaux en classe doit être dissocié de leurs pratiques et usages personnels. Exemple ici

-demander les autorisations de diffusion des prénoms et noms des élèves

- demander une autorisation de diffusion de photos de l’élève (avatar pour le compte, photos lors de sorties…)

E. Quelle entrée en réseau social pour l’élève?

Avant de lancer le projet pédagogique associé au réseau social, et tout au long de ce même projet, il est nécessaire de mener une vraie éducation au Web 2.0 auprès des élèves concernés. Ce n’est pas parce qu’ils utilisent beaucoup les réseaux sociaux (Facebook en tête) qu’ils maîtrisent tous les paramètres liés à ces usages.

Comme l’usage est ici strictement pédagogique, l’usage doit intégrer des apprentissages. Pour les enseignants d’éducation civique, utiliser cet outil c’est l’occasion de mettre en pratique leur enseignement ! Droits et devoirs du citoyen, textes de loi, respect de l’individu etc.

Occasion aussi de proposer à l’élève la création d’une identité numérique positive: quel pseudo, quel avatar, quelle biographie ? Quelles informations l’élève veut-il/doit-il diffuser? etc

En conclusion, utiliser les réseaux sociaux du net dans sa pédagogie permet beaucoup de possibilités, les usages sont variés et variables selon les besoins, adaptables à la classe, aux conditions de travail, aux programmes, aux équipes pédagogiques…etc. Une grande liberté qui ne doit pas faire oublier que ces usages doivent être très réglementés pour une vraie éducation.

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Dans le cadre d’un nouveau cours d’histoire, nous abordons en classe la décolonisation et la construction de l’Etat Algérien. Le documentaire “la déchirure” diffusé par France 2 ce dimanche constituait un très bon support vidéo à adjoindre à ce cours. J’ai ajouté, dans le cadre de mon cours de français et dans le cadre de nos heures projet (dédiés aux outils web 2.0) une autre dimension à l’exploitation de ce documentaire :

La chaîne France 2 (comme l’ensemble du groupe) a une présence sur le réseau social Twitter forte: production pertinente et journalière de tweets qui ne se limite pas à une simple diffusion mais qui permet des interactions fortes avec les tweeteurs-spectateurs. Lorsqu’on pose une question au community manager de ce compte, il y a réponse. Quand on cite un programme de cette chaîne dans un tweet, @france2tv peut le retweete. La “parole” est donnée au téléspectateur, son avis intéresse, ses réactions sont valorisées. On parle ici de “social tv”. Le téléspectateur n’est plus un simple consommateur.

La soirée autour de “la déchirure” a engendré une somme très importante de tweets sous la balise #guerredalgerie : tweets que nous avons analysés aujourd’hui en cours. Chaque groupe d’élèves a dû remonter toute la production de tweets émis sous la balise #guerredalgérie grâce à l’outil Twubs

Chaque groupe avait en charge un type de tweets selon les critères que nous avions définis:

Tweets informatifs / critiques positives/ critiques négatives/ critiques sur la technique cinéma/témoignages personnels sur l’événement/ tweets émotion 

Chaque groupe a eu à lire, comprendre, analyser, sélectionner les tweets pour les organiser en un storify  .

Exemple : le storify reprenant toutes les critiques négatives de la soirée

Cette séance a permis à mes élèves:

- de mieux maîtriser les différents types de textes : informatif, argumentatif, explicatif…

-de mieux appréhender la notion d’ e-réputation qui se forge à travers des publications sur un réseau social: niveau de langue, respect de l’orthographe, avatar, pertinence du message, ton donné …

-de s’impliquer plus sur la connaissance d’un fait historique

-d’appréhender le fait historique à travers des témoignages personnels

-d’utiliser et mieux maîtriser l’outil storify (que nous avions découvert en décembre ici

-de découvrir la fonction “live-tweet” de Twitter et de comprendre la fonction pertinente du réseau social autour de la collaboration, de la mutualisation et des interactions.

-Plusieurs de mes élèves, incités par mes tweets, ont regardé dimanche soir le documentaire, ont live-tweeté leurs impressions  et j’en ai profité pour faire un cours d’orthographe en direct!

Le compte Twitter de France 2 : @france2tv 

La Déchirure est visible pendant 15 jours sur pluzz.fr

 

 

 

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Conférence Réseaux sociaux et Education

Voici le support de la conférence que j’ai donnée le mercredi 15 février dans le cadre du Festival Terres de Sciances au CG79 (Niort) : Réseaux sociaux et Education, pourquoi et comment

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Réseaux sociaux et éducation : Commencer le bilan

Je participerai le jeudi 26 janvier à la table ronde “Education et numérique: Réseaux sociaux et apprentissage, amis ou ennemis” à la Cantine numérique de Rennes  (le programme est ici ) .
Je ferai à cette occasion un bilan succinct  de l’usage des réseaux sociaux sur le long terme en éducation.

Je dresserai en fin d’année scolaire un bilan complet sur l’usage des réseaux sociaux en classe: quelle évolution sur ces 3 années d’utilisation? Quels leviers? Quels freins? Pourquoi ne pas s’être restreint au seul réseau Twitter mais l’avoir élargi à d’autres outils du Web 2.0 ? …etc

Dans ce prezi ( support de ma présentation à La Cantine) , j’aborde les problématiques, les réseaux utilisés, les scenarii pédagogiques intégrant les réseaux et une ébauche non exhaustive des leviers qu’ils apportent à ma pédagogie.

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C’est l’histoire du “vieux con qui sait” contre “le jeune inconscient qui n’a pas réfléchi”

A la demande par un centre socio-culturel, je commence demain la formation de collégiens et de personnel de santé/enseignant et direction sur la question de l’image de soi et l’identité numérique de l’adolescent.

L’objectif est d’amener l’adolescent à réfléchir à sa posture numérique. Bien au-delà, c’est la question de l’image de l’adolescent que nous allons aborder à travers ces ateliers de 3H. Quelle image l’adolescent a de lui? Quelle image ses “traces numériques” lui renvoient-elles et au final quelle image souhaite-t-il donner de lui sur la toile?

Si ma démarche est implicitement l’éducation à l’internet et aux réseaux sociaux, elle aura une portée plus globale pour aider l’adolescent de se construire par lui-même sur la question de l’identité.

Je crois que c’est une erreur  de supposer que l’adolescent  peut agir et réagir en adulte sur Internet. Une erreur d’adulte.  L’adulte lui impose des règles et attend à ce qu’il réagisse de façon raisonnée et réfléchie. Dans le quotidien comme à travers un ordinateur. Il lui donne des outils, l’accompagne rarement, le laisse se lancer seul et en groupe… et constate en dressant un bilan catastrophé que l’adolescent fait des erreurs.

L’adolescent ne se projette pas dans son futur d’adulte, laisse des traces indélébiles et nuisibles, attaque, menace, dénonce, change d’avis, réitère les mêmes erreurs IRL comme sur l’espace virtuel. L’adulte qui est tenu de savoir qu’il n’y a pas de barrière (douanière, législative…)  entre l’IRL et le virtuel s’offusque que l’adolescent ne soit pas aussi conscient et raisonné que lui.  L’adulte devient dès lors “le vieux con qui sait», l’adolescent “le jeune inconscient qui n’a pas réfléchi”.

Et si plutôt qu’interdire et constater, l’adulte se posait dans son rôle d’éducateur et d’accompagnateur ? S’il acceptait l’adolescent dans sa posture d’adolescent: c’est à dire un adulte en devenir, qui se cherche pour apprendre à se définir lui et lui dans le groupe, dans la société, qui demande le droit d’apprendre autant que celui de se tromper?

Acceptons, nous adultes, que l’adolescent fasse des erreurs et ne sache pas encore tout. Il y a cette épée au-dessus de la tête de l’adolescent: ce que tu écris, déposes, supposes sur la toile te suivra toute ta vie.

Abordons le droit à l’oubli, le droit à l’erreur! Nous n’anticipons pas nous non plus, adultes, ce que sera leur futur: ils grandiront avec ces erreurs et cette idée qu’ils ont été lâchés seuls sur une route fabuleuse mais très dangereuse, sans permis et sans conduite accompagnée.

A savoir qui est, aujourd’hui, le plus irresponsable ici de l’adulte ou de l’adolescent…

Le prezi de la formation est disponible ci-dessous :

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Quand les réseaux sociaux aident au cours d’histoire

Le cours d’histoire est un cours difficile pour mes élèves : un manque de repères spatio-culturo-temporels qui rend la tâche du professeur d’histoire que je suis ardue. Ce qui est moins prégnant dans mon cours de français, de géographie ou d’éducation civique l’est vraiment en histoire.

Alors je peux les enfermer, nous cloîtrer dans un cours qui sera leur sera hermétique et nous passerons vite à autre chose.  Mais ensemble, nous ne fonctionnons pas ainsi. Parce que je leur ai appris à devenir acteur, à collaborer, mutualiser dans mon cours. Difficile aujourd’hui de leur lancer un “engloutissez et tant pis si vous ne comprenez pas, il faut qu’on avance!”. On avancera sûrement bien lentement mais on avancera !

Comme le nouveau programme de terminale bac pro porte sur la décolonisation, nous allons aborder en focus la question indienne.

Nous y avons vu là l’occasion de réactiver nos échanges avec les étudiants indiens de l’Alliance française de Bombay  sous la direction pédagogique de David Cordina : Depuis deux ans nous échangeons (au gré des projets menés de par et d’autres) via Twitter sur des thèmes variés concernant la France et l’Inde : cinéma, histoire, géographie, traditions, culture…

David Cordina expose les tenants et aboutissants de ces e-tandems ici 

Nous avons choisi d’activer ces échanges via une thématique large axée sur l’Histoire, la culture et mais aussi le ressenti de ces étudiants sur cette thématique forte que sont la présence anglaise, la décolonisation et Gandhi. Dans leur environnement indien actuel, quelles sont les traces et quel héritage portent-ils?

Ce projet d’échanges permet ainsi d’aborder un thème d’histoire mais d‘activer des travaux d’écriture autour de l’identité et la diversité (un des objets d’étude du programme de français)

Au-delà de l’échange informatif, explicatif, peut-être argumenté, ces e-tandems devraient nous permettre de activer une fois de plus ce qui motive mes élèves:  aller voir ailleurs et pour apporter aussi d’ailleurs. Ces échanges permettent de comprendre que l’Histoire, la géographie ne se passent pas que par les pages d’un manuel mais ont bien des marqueurs visibles dans notre quotidien, dans notre environnement, dans nos identités.

 Couper l’école de son environnement sociétal est une erreur. Nous n’apprenons pas à lire pour savoir lire mais bien pour déchiffrer les signes environnementaux, pour accéder à la littérature, pour échanger. Nous n’apprenons pas l’Histoire pour l’Histoire mais bien pour comprendre ce qui a construit dans notre environnement actuel.

Pour amener l’élève à mieux comprendre un cours d’Histoire, à le sensibiliser, à l’impliquer dans son apprentissage, les réseaux sociaux jouent un rôle fort. Parce que l’élève est acteur par ce rôle d’instigateur, de “chercheur“. Parce qu’il interagit, parce qu’il réfléchit. Parce qu’il comprend qu’il n’y a pas qu’une seule histoire mais bien des perceptions différentes qui ont permis de construire l’Histoire. Par l’usage des réseaux sociaux en Histoire, nous rapprochons l’élève de ce qu’est vraiment l’Histoire : la construction de la société.

Usage qui se lie facilement , de fait, avec le programme d’éducation civique: “le citoyen et le monde” .

Déroulement des échanges:

-Avant de commencer à traiter ce sujet d’étude, nous avons lancé via le tumblr de la classe un appel à échanges : A lire ici

-La balise utilisée est celle commune à tous les e-tandems avec les Indiens : #indofr

J’ai ajouté une autre #herit (pour héritage) afin d’identifier les échanges sur ce thème précis

- David Cordina a relayé cet appel à échanges sur le réseau ning “mumbaikar in french” qui est l’espace d’écriture des étudiants Indiens. Une première réponse, l’appel juste lancé, a été rédigée: l’étudiante a choisi de rédiger un texte long avec photo: Twitter n’était pas adapté en format, elle a choisi de ce fait le ning. Cette démarche adaptabilité du réseau social au message à transmettre est riche ! 

-Les échanges seront sur la base du volontariat, asynchrones. Nous activerons des échanges peut-être plus structurés élève à étudiant (avec suivi de comptes, échanges synchrones) si les tweets  sont nombreux.

-Nous utiliserons chaque texte en cours pour activer recherches, discussions, pour alimenter le cours. Les élèves constitueront un storify pour garder une trace de ces échanges.

-Il ne s’agit pas ici de la colonne vertébrale de mon cours mais bien d’un supplément qui pourtant sera sûrement la base de la motivation des élèves. Comme à chaque fois que nous avons utilisé ce procédé d’ouverture de la classe par les réseaux sociaux (avec les projets #tweetfemme #geotweet …) , leur implication, leur collaboration et au final leurs apprentissages des savoirs et compétences requis a été bien plus fort.

A noter : ces échanges ne sont pas restreints entre Indiens et élèves qui utilisent la balise #indofr.

Vous avez des connaissances, des documents (*) , des photos, un vécu, un ressenti, une histoire à partager sur

-l’héritage de la présence coloniale anglaise en Inde

-la décolonisation indienne

-l’héritage de Gandhi en Inde ?

Soyez les bienvenus sur notre fil twitter: il suffit d’utiliser la balise #herit !

A suivre…

A noter qu’à l’occasion d’Expolangues , Porte de Versailles, nous présenterons avec David Cordina, le principe des e-tandems avec les réseaux sociaux pour mieux et plus écrire (le 04 février de 11h à 12H)

(* aux sources vérifiées et indiquées)

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Vous tweetez? Devenez poète !

La Cantine de Rennes organise du 17 décembre au 17 février 2012 un concours : TwitHaïku

Il s’agit d’utiliser Twitter comme support à ce format spécifique qu’est la poésie japonaise.

J’ai utilisé ce support en 2010 avec ma 1ère classe tweeteuse (@laderniereannée) . J’en avais fait un billet sur mon 1er blog . A découvrir ici

L’ Haïku est un poème à format court , un concentré de mots qui ont signification beaucoup plus large et profonde que ce que 140 caractères pourraient limiter.

Les adeptes de Twitter s’y reconnaîtront : exprimer beaucoup en peu de caractères !

Alors, vous tweetez? …Devenez poète maintenant ! :)

Le compte Twitter du concours : @_twitthaiku

Le compte Twitter de La Cantine de Rennes : @lacnr

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