Un nouvel outil au service de ma pédagogie : Storify !

Dans le cadre de mon cours de français, j’ai utilisé un nouvel outil qui nous a été présenté lors du Barcamp Médias- sociaux à Paris ces jours derniers (#ms_sevres11) : Storify

Suite à la projection du film des Frères Dardennes , “le silence de Lorna” (dans le cadre du processus lycéens et cinéma) , les élèves ont eu à étudier différentes critiques sur le film. J’aurais pu leur photocopier quelques textes glanés sur la toile, leur donner une série de questions papier et leur faire rédiger à leur tour un texte argumenté sur le sujet.

Mais ça m’ennuie autant qu’eux ! Je n’y vois qu’une exécution de consigne, aucun attrait pour le support, aucune interactivité, aucune mutualisation, aucune individualisation. C’est justement ce que le numérique, les réseaux sociaux et le web 2.0 apportent à ma pédagogie ! Quand, au contraire, je n’y vois aucune plus-value en termes d’apprentissage de compétences ou de savoirs, je n’utilise pas ces outils. La fonction gadget est inutile, chronophage et improductive.

Voici le scénario pédagogique issu de ces constats:

Volume horaire : 2H (dont une heure par groupe) / classe de terminale bac pro compta

  • J’ai créé une banque de critiques du film sur le pearltrees de la classe (consultable et perlable ) . L’idéal aurait été de leur faire créer en travaillant avec le module de recherche documentaire proposé par ma collègue documentaliste. (mais nous n’avons pas toujours le temps!)
  • J’ai invité les élèves, dès le pearltree créé, par un tweet à “être curieux” et commencer à explorer ces liens. Notre pearltree est synchronisé avec twitter : toute production est donc aussitôt visible via twitter.
  • En classe: chacun sur poste (en groupe la 1ère heure) a ouvert leur twitter et cliqué directement sur le lien (ce qui évite la multiplication des pages à ouvrir) . Chaque texte a été attribué à un élève.
  • L’élève avait à travailler d’abord sur la source: identifier le site, l’auteur, parcourir la page pour avoir une vision globale du producteur et ne pas se focaliser uniquement sur le texte. Education à l’internet et à l’éducation civique par l’usage
  • L’élève avait ensuite une analyse de l’argumentaire du critique à analyser.

En 2ème heure, par binôme, ils ont eu à rédiger des tweets argumentés critiquant le film. Chaque tweet devait commencer par “allez voir #Lorna car …” ou “n’allez pas voir #Lorna car…” . Chaque tweet était balisé. A chaque fois que je leur fais rédiger sous cette forme, ils sont très productifs qualitativement et quantitativement : ce sont des élèves qui ont un rapport à l’écriture difficile mais le format, la publication (et donc la valorisation) de leurs écrits, le cadre rassurant de la structure imposée les amènent à de bonnes productions. Ces productions puisque mutualisées entraînent surtout de forts débats et échanges oraux en classe : sur le fond, sur la forme. Ils se corrigent, se critiquent, s’entraînent . La plus value est très forte.

  • A partir de ces productions (et du travail qu’ils avaient déjà produit en début de semaine via tumblr), je leur ai montré l’outil storify et nous l’avons créé ensemble : l’outil permet de piocher le web (dans Google, Twitter, FB, youtube..) des contenus sur un thème donné, de les réunir et de créer un espace dédié en y ajoutant un texte et un titre propres. Nous avons généré à partir cet espace à partir de 2 recherches : #Lorna (qui nous permettait de situer les tweets élèves) et “Le silence de Lorna” . Nous avons choisi des Tweets, affiches, bande annonce, photos en débattant sur la pertinence des apports et la mise en relation cohérente

Le résultat est visible ici . IL ne s’agit bien sûr que d’une première ébauche très humble de ce qui peut être réalisé avec cet outil. Nous n’avions qu’une demi-heure pour créer ce storify dont une partie réservée à la découverte de l’outil ! Preuve est là qu’il peut être créé rapidement !

L’avis des élèves a été spontané “c’est trop facile et trop génial à faire“.


Quels leviers à un tel usage de classe?

J’y vois un nouvel outil de mutualisation de documents et de production sur une thématique. Adieu le vieil exposé sur une copie double avec des photos imprimées et mal découpées ! L’élève recherche, crée, rédige, produit un espace complet et multi-média. IL peut travailler seul ou à plusieurs. La source est valorisée lorsqu’il s’agit d’un tweet.

L’outil est simple d’approche et d’usage. L‘interface est intuitive et fonctionnelle (il n’y a pas pléthore de fonctions). La synchronisation possible avec les comptes twitter et Facebook renforce encore plus le maillage déjà constitué avec pearltrees, tumblr et la page Facebook du lycée.

L’outil est en ligne et ne suppose pas une installation sur poste , il est gratuit et ne contient pas de publicité. Une adresse mail est nécessaire .

On peut démultiplier le nombre d’administrateurs de compte: comme avec pearltrees, je suis administratrice au même titre que mes élèves. C’est une modification de posture enseignant/élève valorisante pour l’élève. Et c’est ici, bien au-delà de l’outil, la plus-value la plus importante que j’y ai trouvée !

L’enthousiasme de mes élèves me pousse évidemment à transformer l’essai ! A suivre…

Merci à @Aratta pour la démo-découverte de l’outil lors de #ms-sevres11

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L’usage des réseaux sociaux en classe: quelle plus value pédagogique ?

Quelle plus value l’usage des réseaux sociaux apporte t-elle à ma pédagogie ? Si l’outil est gadget, annexe, a t-il finalement sa place dans ma progression? Ces questions me semblent essentielles lorsqu’on souhaite intégrer ces outils du Web 2.0 dans un cours.

PArtir de besoins identifiés et atteindre un objectif pédagogique réalisable grâce à cette intégration du réseau social est un circuit réflexif qui évite bien des écueils: perte de temps, investissement matériel, formatif à l’outil qui n’aboutiraient à aucune plus-value.

Au même titre que tous les autres supports et ressources que l’on peut utiliser dans un cours !

Dans cette présentation, je reviens sur le projet réalisé au printemps 2011 avec mes élèves de @ladeuxiemeannee (devenus @derniereannee3) : le projet #tweetfemme . Ce projet intégrait des réseaux sociaux permettant une plus value réelle à mon cours de français et d’histoire :

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Entrer sur un réseau social, c’est faire des choix

Si Internet est un droit, le web 2.0 suppose des choix. A découvrir sur ce prezi :

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Utliser les réseaux sociaux en classe : motivation(s) et objectifs

Quelles sont les motivations que je rencontre depuis trois années scolaires à intégrer et développer les réseaux sociaux dans ma pédagogie ? Présentation dans ce prezi :

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Les réseaux sociaux expliqués par ma porteuse de pain

Le réseau social tel qu’il se développe sur Internet avec Facebook, Twitter, Tumblr n’est qu’une reproduction de ce qui se vit chaque jour IRL . Je prends pour expliquer l’exemple de ma porteuse de pain (à qui je dédie ce petit billet ;)  

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Le projet #geotweet : maillage et force des réseaux sociaux

Nous avons commencé aujourd’hui avec les élèves de @derniereannee3 un nouveau projet alliant les outils du web 2.O intitulé “Le projet #geotweet”

Le principe est simple:

L’élève commence par visualiser son réseau twitter grâce à deux outils : mentionmapp et tweepsmap .

Chaque élève est associé à un tweeteur adulte et francophone (qui fait partie de mon réseau pro et avec lequel j’ai des échanges professionnels très réguliers). L’élève lui envoie le tweet suivant

“Participez au projet #geotweet en lisant ce billet [url tumblr élève] cc @[compte twitter élève] ”

L’URL renvoie à un billet rédigé par l’élève sur son tumblr expliquant le projet. Le tweeteur qui reçoit ce tweet s’est engagé à le renvoyer à un autre tweeteur francophone de son réseau et ainsi de suite.

Une fois lancée, nous laisserons courir cette chaîne de tweets pendant un mois le temps que les élèves soient en stage. Durant ces semaines, l’élève s’abonne aux comptes twitter qui ont retweeté le tweet d’origine.

A son retour en cours, il visualise e nouveau son réseau avec les mêmes outils et analyse la nouvelle cartographie de son réseau.

Quels sont les objectifs d’un tel projet?

1. En géographie, le programme de terminale est la France et la présence francophone dans le monde. Localiser les tweeteurs permet de conforter de façon visuelle et ludique un acquis mal maîtrisé: savoir placer les villes françaises, les pays francophones, les Dom/Tom.

2. En français: rédiger un texte informatif et explicatif sur le tumblr avec la contrainte de la concision, de la clarté à ll’orthographe et la syntaxe irréprochables reste un exercice nécessaire car souvent mal maîtrisé pour mes élèves

3. Projet “maîtrise des outils du Web 2.0″ : ce projet permet d’affiner les usages de twitter et de tumblr en ajoutant des outils comme twubs ou visible tweets pour suivre la balise . Il s’agit aussi de comprendre le maillage et la force que peuvent engendrer les réseaux sociaux dans ce qu’ils ont de plus positif.

4. Pour une étude indépendante de mon travail en classe, j’ai besoin d’analyser la cartographie de leurs réseaux twitter. Leur expliquer que leurs écrits deviennent objet d’étude permet à ces élèves en difficulté de comprendre que ce qu’ils produisent peut être valorisé. Nous touchons là au vaste travail d’estime de soi mis en place depuis deux ans avec cette classe

Premier bilan post présentation:

Les élèves sont ravis d’un projet qui leur permet de nouveau d‘ouvrir leurs réseaux et de fait d’ouvrir la classe à d’autres tweeteurs, d’autres espaces, d’autres univers. Ils ont déjà travaillé de la sorte l’année dernière avec notre projet #tweetfemme et c’était leur souhait clairement énoncé en début d’année que de recommencer ce système de réseautage et parrainage . Ils sont entrés aussitôt enthousiastes dans ce projet. Si j’énonce clairement les objectifs pédagogiques, ils oublient très vite qu’ils sont en situation d’apprentissage (ou ici précisément de validation de pré-requis). Cartographier un réseau en localisant des villes, des pays, en réfléchissant sur la notion de francophonie, sur la notion de maillage, de flux c’est travailler le cours de géographie mais par le biais du plaisir, plaisir d’apprendre, plaisir de réfléchir.

Ecrire un texte informatif, explicatif, traquer la moindre faute devient important puisque publié, puisque supposé et espéré lu par un grand nombre. L’enjeu est important, l’application de l’élève à la même hauteur.

Au fur et à mesure de la réalisation de ce projet, j’accompagne de façon plus indiviualisée l’élève, j’évalue les difficultés de chacun, je valide des savoirs, des compétences, je remédie quand nécessaire et j’observe surtout plaisir et enthousiasme de l’élève à mettre en place un projet qui l’implique.

En plus d’appliquer ce projet que je leur ai présenté, ils se l’approprient en modifiant certains paramètres: les textes des tumblrs sont personnels et donc uniques, certains au ton plus humoristique, certains plus explicatifs etc . Ils ont aussi élargi le projet: ils ont pour certains associé les binomes #tweetfemmes pour accumuler un maximum de retweets à leur message d’origine. En plus du réseau twitter, le maillage s’étend via le réseau tumblr puisque les billets sont repris par les tweeteurs qui ont aussi un compte tumblr . Un exemple ici

A suivre …Si vous croisez un tweet avec la balise #geotweet , n’hésitez donc pas à participer. Et comme m’a dit une de mes élèves “si ça se trouve, on va faire le buzz ! “

D’avance un grand MERCI aux #22tweeteurs (tous des hommes pour faire le pendant aux #tweetfemmes !) qui ont répondu présents pour activer le maillage ! La liste des #22tweeteurs est ici

A propos de cette notion essentielle du plaisir, plaisir d’apprendre, plaisir d’enseigner : ce sera le thème de #Ludovia2012 (en Ariège) . L’appel à contribution pour le colloque scientifique est ici

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Utiliser wordle en classe


J’utilise en classe depuis la rentrée un outil très visuel et bien plus complet qu’il n’y paraît : Wordle 

Il est facile d’usage car il suffit que l’élève copie/colle son texte dans l’encart et appuie sur “go” pour générer l’image. Un seul bémol : on ne peut pas directement enregistrer l’image dans un dossier . Mais la manipulation est facile pour enregistrer l’image: il faut faire une copie d’écran  à coller dans un logiciel de retouches (on utilise paint) pour rogner et ne garder que l’image générée. Une petit manip’ qui me permet de faire le point sur le niveau informatique de ma jeune classe de seconde. Je retourne la difficulté en diagnostic de compétence.

Exemples de scénarii pédagogiques l’intégrant:

-Avec les secondes, j’utilise l’outil en aide individualisée : l’outil permet la remédiation du 1er objet d’étude “parcours de personnage” . Chaque élève doit rédiger un portrait autobiographique valorisant.

- Avec les terminales de @derniereannee3 , les consignes rédactionnelles sont les mêmes. L’objectif est là pour l’élève de se présenter visuellement sur son tumblr comme déjà évoqué ici

L’élève travaille sur le mot et l’impact visuel du mot. La mise en image donne au mot une valeur supplémentaire. Le wordle met en exergue les mots les plus utilisés, l’élève travaille sur la répétition, la richesse du mot employé.  En vidéoprojetant son wordle, l’élève prend du recul et comprend visuellement la construction de son texte.

Cette production écrite mise en image provoque l’exercice oral analytique et argumentée : “il faut que je trouve un synonyme à mes je fais, il y en a trop” , “je ne veux pas que “je” ressorte, je ne suis pas égocentrique” 

La réflexion porte aussi sur l’image que l’élève souhaite t-il donner de lui :  Les adjectifs mélioratifs comme péjoratifs sont mis en exergue, l’élève réfléchit, sélectionne et redéfinit son texte pour redéfinir son wordle. Le choix des couleurs, de la police d’écriture, de sa lisibilité sont aussi discutés et réfléchis.
Au delà d’une production écrite en cours de français, nous travaillons aussi et de fait sur l’estime de soi et sur l’identité numérique.

Nous les utiliserons aussi pour travailler en projet interdisciplinaires avec leur enseignante d’arts appliqués. L’outil est donc simple d’usage (même si présenté en anglais) et présente un intêret trans et multi disciplinaire. Il est, je pense, adaptable du CP jusqu’aux classes terminales . 

(en image, un wordle réalisé par une de mes élèves de seconde)

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Tumblr en classe : exemple de scénario pédagogique

Dans le cadre du cours de géographie sur la France dans l’Union Européenne et dans le monde, j’ai à traiter en cours de “l’outre-mer et la puissance française”.
IL ne s’agit pas de faire un “tour du monde de deux enfants en DOm-TOm” mais il faut tout de même que l’élève ait une vision globale de ces territoires tout en problématisant la notion de puissance.
Comme je l’ai déjà expliqué ici, le nouveau programme de bac pro axe sur la rédaction de réponses ne portant pas, en histoire-géographie sur des documents mais bien sur des connaissances propres. Il s’agit donc d’entraîner l’élève à rechercher, réfléchir, problématiser et construire un texte.
J’ai donc scénarisé ce cours pour qu’il réponde à ces exigences de rédaction: en utilisant tumblr, pearltrees et twitter.
Le scénario est visible sur le tumblr de classe .
Les consignes qui ont été publiées sur le tumblr de classe. Chaque tumblr élève est synchronisé au tumblr de la classe : le document est donc aussi publié sur l’espace élève. Comme les élèves travaillaient directement sur poste et sur tumblr, ils avaient ainsi directement les consignes: on évite l’édition papier ici inutile, encombrante. Ca permet aussi de diffuser l’information aux élèves absents.
Pourquoi ne pas uniquement utiliser le cahier de texte électronique? Nos tumblr étant synchronisés avec les comptes twitter, l’information arrive directement à l’élève. On réduit le nombre d’outils et on augmente la rapidité et la réactivité de l’information à diffuser.Pourquoi utiliser Tumblr?
Il est essentiel d’expliquer à l’élève la plue-value de l’outil. Pourquoi ne pas faire les recherches habituelles et de les retranscrire sur feuille à me rendre?- Mutualiser les productions: l’élève produit et publie sur tumblr un document qui servira à tout le groupe-classe. Chacun travaille sur un territoire d’outre-mer. Au lieu d’un rendu élève-prof, l’élève comprend qu’il mutualise. Que sa production écrite sera lue par l’ensemble de la classe et qu’elle servira à tous. On entre dans le processus de la valorisation par la création. Le  texte rédigé n’est donc plus une voie sans issue mais bien une production qui s’inscrit dans un flux.
L’élève se préoccupe doublement de sa production: elle doit répondre à mes consignes et répondre à un besoin de la classe: elle attend de l’élève qu’il produise un texte qui lui apportera les connaissances supplémentaires exigées.

- Prolonger le temps d’apprentissage : je demande aux élèves sur un temps imparti et selon des consignes précises une production sur leurs tumblrs. Je validerai/évaluerai ce texte mais l’espace reste ouvert: l’élève peut agréger connaissances, documents complémentaires au delà du temps imparti à cette production. C’est montrer à l’élève que le cours ne s’achève pas lorsque la sonnerie retentit à la fin de l’heure, qu’il peut prolonger, ce qu’il apprend, ce qu’il recherche, ce qu’il reçoit. Pour ce travail, par exemple, il peut ajouter des photos, des cartes, des vidéos à propos du territoire d’outre-mer. Ce que la copie papier fige et clot, l’espace numérique l’ouvre et le diffuse.

- Agréger des documents de qualité: l’espace numérique permet de produire un document plus riche: photographies, cartes, vidéos. Les documents sont de bonne qualité et en couleur, ce qui, en géographie est essentiel !

- La question des sources est posée et nous abordons par ce biais un point d’éducation à l’Internet et donc d’éducation civique. L’élève apprend qu’il ne peut pas récupérer tous les documents qu’ils souhaitent pour diffusion sur son tumblr public. Nous abordons la question des droits photo par exemple: je leur apprends à choisir des photos libres de droit, à noter les sources. Pearltrees nous permet de répertorier de façon plus transparente les sources utilisées par chacun: je leur demande de lister ces sources. Ca me permet de réduire le fameux improductif “copié/collé” et de les sensibiliser à l’auteur: derrière chaque page, il y a un auteur.

Les productions sont en construction. J’ajouterai des exemples lorsqu’ils auront publié.

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L’usage de Tumblr en classe

Comme l’année dernière, nous utilisons cette année en classe Twitter et Tumblr :  deux réseaux sociaux qui mettent l’écriture et l’image au centre.
Mes élèves de la @derniereannee3 en maîtrisent le fonctionnement sans problème: si j’ai choisi ces outils c’est aussi parce qu’ils sont intuitifs dans l’usage .
Au delà du simple fonctionnement,  je favorise cette année l’usage de ces outils pour amener l’élève à : 
-écrire plus
-s’ouvrir plus culturellement
-mutualiser ces écrits et cette culture
-créer un port-folio culturel de l’élève
Ces objectifs répondent à des besoins:
Les nouveaux programmes de bac pro en histoire/géo et en français mettent la rédaction au coeur de l’examen et en appelle plus à la culture et aux connaissances personnelles de l’élève.
S’ils savent (bien)  utiliser Twitter pour communiquer, échanger, cela ne suffit pas pour ces besoins de rédaction longue. Je les avais initié à Tumblr pour répondre à ce besoin. Cette année,  je souhaite les amener à s’approprier le tumblr comme un espace  d’écriture et de publication qui leur soit propre.
Quel fonctionnement?
- Cette année, chaque élève s’est créé , à ma demande, son propre tumblr :
- l’URL est composé de son prénom et son nom qu’il peut rogner s’il le souhaite= il a le choix de ne pas exposer son identité complète. Mais son URL doit me permettre de pouvoir l’identifier clairement (moi ne supposant pas pourtant l’ensemble du net)
- Le titre du tumblr , la biographie associée et la présentation graphique sont personnalisables  au goût de l’élève sur le principe de publication d’une identité numérique positive . Cette personnalisation permet une première appropriation.
-chaque élève s’abonne au tumblr des autres et au tumblr de classe (celui d’origine que j’ai gardé comme tumblr de classe)
-Le compte tumblr est à synchroniser avec le compte twitter de l’élève
- L’élève doit y rédiger les travaux de classe quand je lui demande avec des consignes précises.
-  Mais c’est aussi un espace libre où il peut rédiger, présenter des textes, des vidéos, des images…etc. (comme une bande annonce de film, un poème qu’il aurait écrit, un commentaire de match de rugby…)  .
- Une consigne reste principale et non dérogeable: tout ce que l’élève publie sur son tumblr doit être réfléchi et “positif” pour son identité numérique.
Lorsque l’élève publie sur le temps de classe ou le temps personnel, nous reprenons ensemble le billet si besoin: correction des fautes, redéfinition des éléménts publiés.
Quelle posture pour l’enseignant?
Cela suppose pour l’enseignante que je suis une posture précise: je ne dois pas me poser en “mère la morale” qui ne validerait pas m’appuyant sur des valeurs jugées trop puritaines par les élèves. Mais je dois placer mon avis, mon jugement dans le cadre de la citoyenneté et de la loi.
La règle s’applique donc pour les élèves comme pour moi “je n’accepte pas en publication ce que je n’accepterais pas à l’oral ou à l’écrit en classe”.
L’élève dans des débats oraux riches et fructueux est amené à réfléchir à ce qu’il a publié : est ce que ma publication rentre dans le cadre légal et citoyen? Quelle image ce billet donne t-il de moi ou de mon travail?”

Exemple : une élève a posté , sur son temps personnel, cette image sur son tumblr :

Avant même que je ne lui en parle (le lendemain de la publication), elle a engagé la discussion me demandant si elle pouvait se permettre de telles images sur son tumblr. Elle a posé la question aussi à sa mère. Je l’ai fécilité pour la réflexion et les discussions engagées autour de son choix. Je l’ai amené à réfléchir à ce que l’image renvoyait d’elle : l’élève a de l’humour,  aime poster des billets pour les partager. MAis le dessin est violent dans la valeur qu’il véhicule: l’image de la femme, le pistolet, la posture de l’homme.
Elle a choisi finalement de le laisser sur son tumblr … alors que je l’aurais enlevé.  Cette image reste dans un cadre légal, est clairement définie comme humoristique et reste un acte “ponctuel”  sur son tumblr : il est nettement orienté sur des vidéos, des docuements humoristiques, le ton est donc donné et cette image devient cohérente dans un ensemble. Je me suis posée en conseillère sans lui imposer pour autant mon choix. En enseignante donc !
Les amener à ces espaces d’écriture publique comme twitter et tumblr impose:
-un suivi très régulier des publications (la synchronisation de tumblr avec twitter permet d’être alerté des publications en temps réel)
-une ligne éditoriale clairement définie avec le groupe-classe (avec la charte d’usages
-une mise en danger de l’enseignant pour une mise en confiance de l’élève : l’enseignant est le rédacteur en chef (donc responsable) des publications produites par les élèves
-une discussion régulière,  argumentée et ouverte avec les élèves sur leurs choix

…entre rigueur et diplomatie ! L’ exercice d’équilibriste habituel avec les adolescents en somme!

Quel bilan intermédiaire?

Les leviers :
- Une petite dizaine d’élèves a écrit des billets en plus de ce que nous avons produit en classe : le plus souvent les élèves les plus réservés, les moins à l’aise en classe et qui présentent le plus de difficultés scolaires. Ils publient des critiques cinéma, des poèmes, des citations, des photos…

-Chaque élève s’est approprié son tumblr:  personnalisation de titre, fond d’écran,avatar, biographie . Je leur ai demandé de poster un wordle regroupant les mots qui les définissent le mieux (le choix devait être positif tant par les mots que par la mise en page) sur la page d’accueil de leur tumblr
Exemple  de page (la même élève qui a publié l’image précédente)

- Ils ont le souci de l’image que cet espace renvoie d’eux : ils font attention au visuel comme au contenu (en ciblant l’orthographe , ce qu’ils ne font JAMAIS dans une copie)
- Je les ai évalué sur l’usage de cet outil: l’évaluation portait à la fois sur une publication dans tumblr (incluant un wordle et un texte) , une synchronisation avec twitter mais aussi une rédaction écrite sur une copie. Allier différents outils support d’évaluation permet de casser la fébrilité de l’élève face à la copie, de l’impliquer plus sur un exercice de construction plus que sur un exercice sanction. La publication et de fait la lecture possible par d’autres renforcent le soin que l’élève porte à son travail.
-nous amorçons un réseau élargi grâce aux outils : la synchronisation permet de casser l’isolement des différents espaces d’écriture qui se trouvent dès lors reliés et donc valorisés. Quand Twitter annonce un nouvel article sur un Tumblr, il amorce la curiosité de l’élève et favorise la lecture.
Un frein :
Ces publications sur le temps de classe comme sur le temps personnel de l’élève me demande un suivi important:  je lis les productions sans pouvoir annoter au fur et à mesure les corrections à y apporter . Les fautes d’orthographe ou de syntaxe sont à reprendre avec l’élève qui corrige son texte au moment où je l’annote. Cette correction simultanée n’est pas toujours simple à synchroniser dans notre emploi du temps de classe. Elles feront sûrement l’objet d’heures d’accompagnement individualisé.  En attendant, j’ai trouvé un palliatif en imprimant sur papier leurs textes pour les annoter. Je leur rends et ils les corrigent.
Références :
Compte twitter de classe : @derniereannee3
Exemples d’usages de Tumblr lors de l’année 2010/2011 avec ces mêmes élèves :
 http://tweetfemme.tumblr.com/  et http://tweetconte.tumblr.com/ avec le projet d’écriture #tweetfemme
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Vers la création d’un e-portfolio : Le numérique au service de la valorisation de l’élève et de ses compétences

Pour cette année terminale , je vais faire pratiquer  mes élèves de @derniereannee3 autour de plusieurs outils numériques sur des objectifs disciplinaires, interdisciplinaires et pré-professionnalisant.

Les bénéfices avérés de l’usage du numérique l’année passée avec cette classe ont été importants: meilleure maîtrise de la langue, reflexion forte sur l’identité numérique, implication et motivation de l’élève en classe, meilleure cohésion du groupe classe, ouverture de la classe sur un vrai réseau élargi …

Fort de ses compétences nouvelles et inédites, le groupe classe entre en classe terminale avec l’envie de les réutiliser et d’accroître ses savoirs en la matière.

Quel projet pour quels besoins?

En plus de mes heures de français, d’histoire-géo et d’éducation civique, j’interviens dans cette classe  en  construction de projet en parallèle et collaboration avec deux de mes collègues (d’enseignement professionnel).

Le projet a été lancé l’année dernière: la création d’une entreprise fictive qui permet aux élèves de comprendre tous les mécanismes de création d’entreprise et de tous ses fonctionnements (de la gestion des stocks au rôle du Comité d’entreprise).

Ce projet répond à une carence de connaissances des élèves envers le monde de l’entreprise. Nos élèves entreront dans un an sur le marché du travail pour certains et nous devons les préparer à cette nouvelle phase de leur vie.

A cette connaissance de l’Entreprise, nous devons allier une préparation personnelle de l’élève : création d’un Curriculum Vitae et d’un bagage de savoirs et de compétences qu’il doit apprendre à mettre en exergue valorisante.
Il ne s’agit pas de le former uniquement sur des compétences professionnelles  mais de mettre aussi en avant ses savoirs en enseignement général : que toutes ces compétences et savoirs forment un “tout utile” dans sa construction de citoyen et de professionnel en devenir

Pour quelle finalité?

Il s’agit de créer et d’alimenter un port-folio numérique à vocation préprofessionnelle. Port-folio qui se structurera autour d’un curriculum vitae “traditionnel” (formation et compétences) et de liens vers des espaces d’expression et de création de l’élève. Cet espace présentera ainsi toutes les compétences et les savoirs de l’élève.

Nous utilisons pour cette réalisation la plate-forme de création de CV en ligne http://www.doyoubuzz.com/fr/

Avec quels objectifs ?

  1. Eduquer  à l’internet = C’est la suite de ce que nous avons amorcé l’année dernière avec cette classe : former un citoyen numérico-responsable sur Internet et en particulier dans l’usage des outils du Web 2.0
  1. Eduquer aux outils numériques : l’élève va se créer une ” boite à outils numériques” qui  seront validées et annoncées comme compétences dans son CV.

L’élève maîtrise déjà Twitter, Tumblr et Pearltrees. Nous allons ajouter la connaissance et l’usage d’autres réseaux sociaux comme Linkedin et l’animation de la page Facebook du lycée.  Nous allons utiliser des outils comme Wordle, Corkboard, Windows live movie maker, Autocollage , prezi … etc. Le faire travailler avec Wordle, lui faire créer son QR code, une page About, un paper-li, poster leurs vidéos sur You tube, passer leurs écrits en creative commons. Cette liste est non exhaustive: ces outils s’inséreront systématiquement dans leur projet de création d’entreprise fictive, dans leurs cours de français, histoire, géographie, éducation civique et autres matières si mes collègues le souhaitent.

  1. Insérer l’élève dans un projet pré-professionnalisant : le CV qu’il constitue lui servira pour ses périodes en cours de Formation professionnelle durant cette année, pour sa recherche de poursuite d’études (en BTS alternance pour la plupart) ou pour une recherche d’emploi post-bac.
  1. Développer l’estime de soi : les élèves de cette classe sont déjà inscrits dans ce projet. Elèves pour la plupart  en difficultés scolaires et/ou sociales Et/ou familiales, ils sont inscrits dans des actions pour les amener à valoriser leurs savoirs et leurs compétences.  Il s’agit de valoriser son parcours scolaire par le biais de ses connaissances et compétences professionnelles et générales (langue, culture, créativité…)

Ce projet a déjà commencé par une reprise des outils déjà acquis ( Twitter, Tumblr et Pearltrees) que nous allons renforcer dans les usages. Je développerai au fil de ce blog la formation, les usages de nouveaux outils en indiquant quels leviers et freins ils apportent à ma pédagogie et à la formation de mes élèves.

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