Archives Mensuelles: septembre 2010

Le micro-blogging: outil dans une séance de travail en autonomie

Exemple de séance intégrant twitter en classe :

Situation: Une séance d’une  heure (groupe classe: 15 élèves)

Chaque élève est sur un poste informatique en autonomie et a ouvert son compte Twitter

Consignes:

Chaque élève doit réaliser un travail en autonomie à partir de recherches selon des consignes particulières donnée en début de séance. Les recherches sont à faire sur Internet, le document à construire sur un fichier word.

Aucune question n’est posée à l’oral après l’énonciation des consignes en début de séance. L’élève travaille seul, en silence et pose question, si besoin, via le fil twitter. Un hashtag est défini, à poser à chaque tweet. L’élève est tenu de réactualiser régulièrement sa page Twitter pour lire les questions/réponses tweetées. S’il doit poser une question, il regarde si la question n’a pas déjà été posée.

Leviers

  • le groupe-classe travaille dans le silence complet propice à une bonne concentration: les élèves ne sont dérangés ni par les questions des élèves ni par les réponses ou remarques de l’enseignant
  • L’élève s’auto-régule dans ses questions: il est tenu de lire le fil des tweets avant de poser une question. Il apprend aussi à attendre la réponse, n’est pas dans une demande de réponse instantanée.
  • La communication est tout de même active mais passe par le canal écrit
  • La traçabilité de la consigne est prégnante puisqu’écrite. L’élève ne rompt pas la concentration sur son travail pour écouter une explication orale donnée à un autre élève. Il prend l’explication en adéquation avec son rythme de travail
  • L’élève mutualise ses questions puisque lues par tout le groupe classe et en reçoit autant. La réponse est individualisée à l’élève qui pose la question mais mutualisée à l’ensemble du groupe-classe
  • L’élève est porteur de savoirs et donc peut répondre à l’élève qui questionne: la communication et la transmission de savoirs ne sont pas uniquement verticales prof-élève
  • L’enseignant évalue les difficultés de l’élève: expression écrite, compréhension de la consigne, facultés à faire une recherche active, à travailler en autonomie, rythme de travail..
  • L’enseignant individualise l’accompagnement à l’élève: il peut donner plus de travail à l’élève qui progresse plus rapidement que les autres et donner des explications plus ciblées à l’élève en difficulté.

L’espace classe reste le même mais l’accompagnement est individualisé. Il y a décloisonnement du couloir des savoirs et compétences enseignant-élève. L’élève travaille en autonomie mais reste sociable dans le groupe-classe.

    Charte d’utilisation de Twitter en classe

    (reprise de la Charte élaborée avec mes élèves de @laderniereannee à partir de leurs pratiques de Twitter en classe)

    Publiée sur Educnet http://www.educnet.education.fr/dossier/travail-apprentissage-collaboratifs/conseils-juridiques/twitter/blog-laurence-juin


    Charte d’utilisation de Twitter avec une classe

    1. En cours: j’utilise Twitter en cours selon les consignes énoncées par l’enseignant
    2. Au lycée: je peux utiliser Twitter sur un poste libre (vie scolaire, CDI ou cours d’un enseignant non tweeteur) si j’en ai fait la demande à l’adulte responsable et si l’usage est pédagogique.
    3. Sur le temps personnel hors lycée, j’utilise Twitter pour:

      – diffuser ou échanger des savoirs, des compétences d’ordre pédagogique

      – poser des questions et répondre à des questions d’ordre pédagogique ou sur des sujets relatifs à la classe et au lycée

      – diffuser des informations de culture générale

    4. Si je veux utiliser Twitter à des fins personnelles, je me crée un compte Twitter spécifique et indépendant de tout usage pédagogique.
    5. Une fois mon cursus scolaire achevé, l’usage de mon compte Twitter est totalement libre.
    6. je lis tous les tweets de mes abonnements pour ne pas être répétitif et ne pas manquer une information importante
    7. Si je veux communiquer de façon personnelle avec un tweeteur, j’utilise le service des Direct messages
    8. Lorsque j’aborde un sujet de culture générale, j’insère un lien qui renvoie à un site: mon tweet s’en trouve enrichi
    9. Lorsque j’ai une information, un savoir ou une compétence, je les mutualise en les tweetant ou retweetant
    10. je ne donne aucune information personnelle comme mon numéro de portable, mon adresse
    11. je peux diffuser des photos d’autres personnes (élèves, enseignants, tuteurs..) à la seule condition qu’il ait été averti de cette diffusion et ait autorisé sa diffusion
    12. Je ne fais pas de diffamation : aucun propos injurieux, discriminant (sur des élèves, les enseignants, les tuteurs de stage par exemple)
    13. je respecte les codes de communication de Twitter (@.., RT..)
    14. je proscris le langage SMS mais j’ai droit aux abréviations classiques (Exemple :pdt = pendant)
    15. j’écris avec un niveau de langue courant
    16. je fais attention à ma syntaxe, grammaire et orthographe

    Je m’engage à respecter cette charte d’utilisation

    Fait à …………………….le ………………………………

    Nom Prénom

    Signature

    Petit manuel d’utilisation basique de Twitter

    Petit manuel d’utilisation simple de Twitter (non exhaustif) donné à mes élèves pour une appropriation des codes de communications spécifiques à ce réseau

    Sigle Définition Comment l’utiliser Exemple
    Tweet nom donné au message court que vous postez sur Twitter. Écrire sous « quoi de neuf? » en 140 caractères maximum
    Re-tweet RT le RT permet de diffuser à ses propres followers un message posté par un autre membre. Copier-coller un tweet et ajouter RT devant, suivi du pseudo de son auteur. Si j’ai posté « demain cours de français en S1 » et que vous voulez le re-tweeter , vous faites : RT @laderniereannee demain cours de français en S1 . Tous les abonnés auront le message
    Abonnement Les comptes Twitter que vous suivez. Vous ne pouvez pas suivre plus de 2000 membres. (la liste est visible: colonne de droite sur votre mur) Pour suivre un membre, il faut cliquer sur son pseudo, ce qui ouvre la page de son profil, puis cliquer sur « suivre»
    Abonnés Les personnes qui suivent votre compte Rien à faire : ce sont les autres qui décident ou non de vous suivre Vous pouvez bloquer un contact en cliquant sur l’engrenage puis sur Bloquer
    Hashtags #… des mots-clés qui permettent de faire une recherche sur un thème, de suivre une conversation, ou de marquer un sujet. Dans un tweet (souvent à la fin) tapez # +le thème (sans espace) Si vous voulez lancer ou prendre part à une conversation sur le surf, tapez #surf quelque-part dans tous vos tweets sur le sujet. Résultat : quand d’autres voudront se joindre à la même conversation, vos tweets apparaîtront de façon plus claire et seront retrouvés facilement.
    Replies @ Ce sont les réponses à vos tweets.. Si vous voulez vous-même répondre à un tweet, il suffit d’ajouter un « @ » avant le pseudo de la personne à qui vous souhaitez répondre
    Direct message D … C’est un message que seul le destinataire peut lire comme un email. Et il pourra vous répondre directement de la même façon. En ajoutant un d suivi d’un espace, devant le pseudo d’un membre, vous lui adressez un message privé. D Claire2 : n’oublie pas de me rendre ton devoir de français demain

    Elaboré à partir des sites http://www.maccilabo.com/microblogging/guide-twitter-%e2%80%93-part-i-pour-bien-demarrer-1240 et http://www.presse-citron.net/le-petit-twitter-illustre

    Pourquoi Twitter et pas Facebook?

    Pourquoi Twitter et pas Facebook ?
    Depuis le début de mon expérimentation l’année passée, c’est une question récurrente qu’elle vienne de mes élèves, de la communauté éducative ou des journalistes.

    Pourquoi initier des élèves à un réseau social du net qu’ils n’utilisent ni ne connaissent même pas?

    Ce serait en effet plus simple de se fondre dans Facebook qu’ils maîtrisent et dont ils usent: aucune initiation nécessaire, adoption immédiate de l’élève. La communication serait immédiate et efficace.
    Et pourtant je n’ai pas souhaité utiliser Facebook.

    Avant de me tourner vers Twitter, j‘ai essayé l’usage hors temps de classe de Facebook avec les élèves de @laderniereannee. J’ai effectivement constaté que la communication est immédiate, partagée et que la motivation des élèves est totale.

    L’expérience a duré la période transitoire entre leur année de première et leur année de terminale. J’utilisais alors peu Facebook. Que je sois « amie » avec mes élèves m’a demandé une réflexion sur ce que je voulais mettre comme informations et photos sur mon mur. Moi oui, eux non. A la rentrée, ils ont évoqué de façon informelle une soirée qu’ils venaient de vivre me parlant de leurs tenues. Et j’ai répondu « oui je sais, j’ai vu vos photos sur Facebook ». Ils ont alors réalisé (blêmes!) que j’avais regardé TOUTES leurs photos. Ce soir là, j’ai perdu 28 « amis » sur Facebook …mais notre réseau Twitter a vraiment démarré !

    Alors pourquoi Twitter et pas Facebook?

    • Les élèves en très grande majorité ont un compte Facebook. C’est leur part de vie privée. Mon statut d’enseignante ne me donne pas accès à cette sphère, elle ne me concerne pas. Y pénétrer c’est faire perdre en partie à l’adolescent son statut d’élève et l’adulte une partie de son statut enseignant. Si l’enseignant a accès à la sphère privée de l’élève, celui-ci peut revendiquer de la même façon un accès à la sphère privée de l’enseignant !

      L’usage cohérent, selon moi, si l’enseignant veut utiliser ce réseau social avec ses élèves pour une application strictement pédagogique, c’est de créer des comptes strictement «professionnels » enseignant et élèves. L’adhésion des élèves sera peut-être dans ce cas plus difficile car ils s’identifient fortement à leur compte Facebook privé

    • Utiliser Twitter permet ainsi d’entrer sur le terrain encore vierge d’un réseau social. Cette initiation pose les règles sans interférences. Les élèves utilisent beaucoup le net et Facebook mais sans jamais y avoir été éduqués. Leur usage de Facebook peut être perverti de ces non-règles qui sont devenus des vrais codes de conduite et de communication: les profils ne sont pas protégés, leurs données personnelles sont accessibles à tous, ils postent des photos d’autres personnes sans autorisation préalable etc.

      Les initier à un réseau social inconnu, c’est aussi les éduquer à un usage citoyen d’un réseau social: mettre en place des règles, à construire avec eux une réflexion sur leur identité numérique. Au fur et à mesure de cette éducation civique du net, j’ai vu leurs profils facebook se modifier, les élèves apprendre à mieux se protéger ou au moins à réfléchir aux informations qu’ils diffusent. Eduquer les élèves à Twitter c’est apprendre aux élèves à réfélchir à leurs usages de Facebook.

    • Le terme « amis » sur Facebook ne me semble pas adapté à un usage pédagogique. Je ne suis pas l’amie de mes élèves. Le terme abonnés/abonnements sur Twitter me convient.
    • Facebook m’apparaît comme un réseau « fermé »: on devient « amis » avec des personnes que l’on connaît a priori. L’abonnement sur Twitter me paraît plus ouvert: ce n’est pas la personne qui est ciblée mais bien ce qu’elle publie sur son mur (exceptions faites à toutes les personnes célèbres: stars, hommes politiques, sportifs). C’est ainsi que le compte classe @laderniereannee a 300 abonnés: non pas pour l’enseignante que je suis mais bien pour ce que je tweete à mes élèves.
    • Je ne stigmatise pas auprès de mes élèves le « gentil twitter contre le méchant Facebook ». Je leur explique que j’utilise les deux mais que mon Facebook parce qu’en partie privée est totalement protégé. Je valorise leurs usages de facebook mais leur indique que Twitter sera un réseau d’utilisation strictement pédagogique pour le groupe-classe et la communauté éducative. Les règles dictées par la charte d’utilisation précisent bien: ce n’est pas un tchat, ni un théâtre de discussions à caractère privé. Les communications sont moins formelles qu’en classe mais gardent toujours une vocation pédagogique, communautaire (je m’adresse de fait à tous mes abonnés) et avec des codes stricts (pas de langage sms).

      Par cet article, je ne tends pas à juger négativement les usages pédagogiques que des enseignants peuvent faire avec l’outil Facebook. Et je suis preneuse de toute expérience qui pourrait contre-carrer ce qui n’est que mon avis et pas une vérité établie !

    Visualiser le réseau

    Avec ma classe de première j’ai voulu, lors de notre premier cours, introduire l’usage de Twitter en expliquant ce qu’est un réseau et ses fonctions. Si je veux qu’ils adhèrent, il faut qu’ils comprennent la force de ce que je leur propose.

    J’ai emprunté à Christophe Batier (rencontré à #Ludovia 2010) sa méthode des « pelotes de laine » exposée  ici (59/117) .

    Le concept :  poser des questions au public comme « qui a un portable, qui est fumeur, qui aime le foot…etc » . A chaque fois qu’une personne est concernée, elle prend un fil de laine d’une couleur spécifique et le passe à une autre concernée. Au final d’une série de questions, le public doit constater quels sont les liens qui les relient.
    J’ai posé à mes élèves une dizaine de questions : qui est demi-pensionnaire, qui prend le bus, qui a un compte facebook, un portable, qui fume, qui se connaissait avant de rentrer au lycée, qui est sportif..etc.

    Comme les fils de laine étaient courts, ils ont dû se lever dans la classe et se rapprocher au fur et à mesure des besoins du maillage en construction. L’espace physique s’est réduit entre eux entraînant une proximité qui a favorisé la visualisation du maillage.

    Au final, ils ont fait plusieurs constats:

    – même si les entrées sont variées, les élèves sont reliés par des liens forts sans qu’ils en soient pourtant réellement conscients.

    – le maillage est aussi serré que diversifié et les flux sont intenses. Il s’agit pas d’une superposition de réseaux qui tendraient au communautarisme : le fumeur peut être demi-pensionnaire prendre le bus et ne pas avoir de Facebook et non sportif.

    – il n’y a dans ce maillage ni centre, pas de périphérie : l’élève est au cœur du groupe mais pas au centre. Il est inséré (en tenant plusieurs fils de laine) dans un réseau.

    J’aurais pu m’insérer moi-même dans ce maillage leur expliquant le réseau : les échanges dans un réseau incluant élèves et enseignant ne sont pas polarisés autour de l’ enseignant d’où partiraient et arriveraient tous les flux.

    L’élève par cet exercice a retenu que le groupe classe aussi hétérogène qu’il puisse l’être s’homogénéise pourtant par ces liens qui relient ses membres dans un temps, un espace ou une situation donnée. Ce constat fait, l’élève ne peut plus s’exclure du groupe classe et ne peut plus s’estimer « non concerné » par ce qui s’y passe. Une élève m’a dit : « le premier lien qui nous réunit c’est déjà de faire partie de la même classe ! ».

    A moi désormais d’insérer dans ce réseau pré-existant sa forme numérique avec Twitter !

    A noter que lorsque j’ai donné aux élèves l’adresse de la boite mail classe (spécialement créée pour les échanges avec cette classe et pour la création du compte twitter de classe), un élève m’a demandé : « vous n’avez pas un facebook plutôt? ».

    Créer un profil identitaire valorisant sur Twitter et utiliser un serious game

    J’avais déjà initié la classe de terminales à Twitter en fin d’année scolaire dernière. Ils ont déjà tous un compte twitter, je les avais laissé libre dans le choix des pseudos et des avatars. Ils ont tweeté pour certains en fin d’année et parfois durant l’été.

    Aujourd’hui, j’ai entamé avec eux une réflexion de fond sur leur identité numérique à travers plusieurs applications:

    Ils ont repris leurs comptes et je leur ai demandé de réfléchir à cette page « ouverte sur le monde »

    En juin, ils seront bacheliers, beaucoup vont entrer sur le marché du travail. Quelle image renvoie Internet si un possible recruteur fait une recherche à partir de leur nom?

    Ils ont commencé par faire cette recherche sur leurs nom/prénom sur « google ». Le résultat a été, pour certains, surprenant (« je ne savais pas qu’on pouvait trouver cette photo de moi juste avec mon nom ») pour d’autres même gnant (« comment on fait pour l’enlever? »).

    Ils sont finalement assez conscients de la traçabilité de l’Internet. Conscients oui mais peu réactifs pour autant. Ils ne cherchent pas à agir pour se créer une image positive et réfléchie. Ils agissent selon des codes propres à leur communauté adolescente et refusent d’agir en citoyens responsables.

    Mais ils sont preneurs ! Pas du tout réfractaires, au contraire. Je représente l’autorité qui impose, qui ordonne et ce qu’ils n’osent pas faire à cause de leurs codes, ils laissent l’enseignant « autoritaire »leur imposer. Ca les dédouane, ça les aide. Où on reparle du rôle de l’école et de l’enseignant…

    Bien loin de leur imposer un usage, c’est bien les faire réfléchir et les faire agir sur leur identité numérique. C’est là encore les rendre acteur de leur citoyenneté.

    Je leur ai demandé de reprendre leurs pseudos exigeant qu’on puisse réellement les identifier, une photo d’eux-mêmes pour leurs avatars, de réfléchir et rédiger la courte biographie dans leur profil et de choisir le fond d’écran de leurs pages.

    Ils ont entrepris ce travail autobiographique avec sérieux recherchant la présentation la plus positive (mais juste!) que ce profil renvoie d’eux.

    Nous avons fini la séance avec l’utilisation du serious game « Ex machina 2025 » http://www.2025exmachina.net/ pour une éducation critique à internet.

    Leviers à un tel usage:

    -support très attractif pour les élèves qui ont été surpris mais très attirés par ce nouveau support pédagogique !

    -jeu simple à mettre en place (inscription rapide) et à utiliser. Aucun ne m’a demandé de l’aide durant le jeu

    -ils ont été surpris par leurs résultats assez faibles et ont eux mêmes analysé leurs erreurs.

    -Ils ont annoncé vouloir reprendre le jeu chez eux « pour mieux faire »

    -Ils veulent transmettre le lien vers ce jeu aux plus jeunes qui les entourent: j’ai insisté sur leur mission éducative à propos des usages du Web auprès des plus jeunes. (ils aiment être investis de ces responsabilités)

    Freins:

    -La lenteur du réseau (2 méga) du réseau du lycée a été un énorme problème: il a fallu plus d’une heure pour charger les pages les unes après les autres. Les élèves pourtant très motivés au départ se sont vite dispersés et ont été moins réceptifs à la progression du jeu.

    -L’élève est parfois peu motivé à lire les phrases et à agir réellement en réfléchissant. Les pc au lycée ne permettent pas l’accès au son: il manquait la dynamique que le son apporte au jeu.

    L’usage de ce serious game malgré les freins importants a été positif pour le débat qu’il a suscité. Leurs « mauvais » (tels qu’ils les ont définis) résultats les ont fait réfléchir à leurs erreurs, à essayer de les cibler et de les corriger.

    Renouveler l’usage de Twitter en classe: pourquoi? pour qui?

    C’était jour d’installation de mes deux classes et présentation à chacune d’elle de l’outil « Twitter »

    Le contexte et le public sont différents avec chacune de ces classes. J’ai pourtant décidé avec chacune de mettre en place l’usage de Twitter.

    Présentation de mes classes « twitteuses »:

    Classe 1 : (TBPLOG) Terminales bac pro logistique en 3 ans. C’est une classe que j’ai pour la 3ème année consécutive en Français/HG/ EC , nous nous connaissons donc très bien. Le groupe classe est un petit effectif (13 élèves).

    [présentation plus détaillée ici:http://frompennylane.blogspace.fr/2126489/twitter-en-classe-une-experience-qui-se-poursuit/ ]

    Classe 2: (1BPCT) Premières bac pro compta en 3 ans. C’est une classe installée au lycée depuis un an que je récupère cette année en français/HG/EC. Ils se connaissent, je ne les connais pas.

    Ces deux publics sont différents du groupe classe de l’année passée.

    En fin d’année scolaire dernière, j’avais lancé avec certitude que j’allais rééditer l’usage de twitter en classe.

    [à lire ici: http://frompennylane.blogspace.fr/2126489/twitter-en-classe-une-experience-qui-se-poursuit/ ]

    J’ai pourtant hésité tout l’été à renouveler un tel processus. L’expérimentation l’année scolaire passée a été très riche, très enrichissante mais aussi très prenante (motivation des élèves, application pédagogique, suivi hors temps de classe, rapports sur mon blog ..). J’étais assez épuisée d’un tel investissement doutant d’être motivée une année de plus sur le même projet (phénomène de lassitude qui démotive l’enseignant…et donc l’élève).

    Au delà de ça, je doutais de la pertinence même de l’utilisation d’un tel outil dans ma pédagogie. Réel outil ou simple « gadget » expérimental?

    L’approche et la préparation de cette rentrée scolaires m’ont finalement posées dans mes choix: je me suis rendue compte que je ne pouvais plus enseigner comme « avant ». Pas que je renie mon enseignement passé. Simplement que l’usage de Twitter a fait fortement évoluer ma pédagogie.

    Parce que je jouis désormais (contrairement à l’année dernière) d’une certaine expérience dans cet usage et que j’ai envie de mettre cette expérience à profit avec d’autres classes de façon plus construite.

    Parce que Twitter permet un travail collaboratif, mutualisé, plaçant l’élève acteur au centre des savoirs et des compétences à acquérir.

    Parce que je suis convaincue de la force du réseau comme outil motivant, structurant de l’élève et du groupe.

    Et parce qu’expérimenter un tel outil numérique m’oblige et me permet de réfléchir à ma pédagogie et de la placer dans une vraie dynamique avec comme bénéficiaire premier et ultime l’élève.

    Créer un compte twitter: premiers pas vers l’identité numérique positive

    Niveau: 1ère bac pro

    Matériel: ordi prof+ vidéoprojecteur, un ordinateur connecté par élève

    Progression: première séance (introductive à l’année scolaire et introductive au 1er objet d’étude en français « l’imaginaire »)

    Matières: français, éducation civique et éducation aux médias

    Objectifs :

    – définir ce qu’est un réseau et un réseau social du net: quel est  l’bjectif pédagogique d’utilisation en/hors classe

    -faire rédiger à l’élève sur le Web un document autobiographique et identitaire juste et positif : créer un profil Twitter

    – discerner le virtuel de l’imaginaire (introduction à la séquence de français sur l’Imaginaire) = l’impact de toute trace laissée de leur identité sur le net

    Déroulement:

    1. Réfléchir et rédiger: quel avatar, quel pseudo, quelle autobiographie, choisir pour l’affichage sur un profil Twittter ?

    A noter : sur chaque profil twitter (contrairement à l’année dernière) l’élève devra indiquer son nom et prénom (pas forcément dans son pseudo)

    2. Réfléchir et débattre: le virtuel de l’internet est-il un monde imaginaire?

    Document vidéo: Envoyé spécial « glam, blogs and rock’n roll » (témoignages sur l’image et l’image numérique: dérives d’usages par ignorance d’adolescents) http://envoye-special.france2.fr/index-fr.php?page=reportage&id_rubrique=1313

    3. Mise en situation: Serious Game « ex machina 2025 » http://www.2025exmachina.net/

    4  Bilan: créer de façon réfléchie, responsable et positive un profil de compte Twitter

    Problématique de rentrée

    Après une année scolaire passée à expérimenter l’usage d’un réseau social du net, en l’occurrence twitter, dans ma pédagogie

    [ à lire ici http://frompennylane.blogspace.fr/ %5D

    j’ai décidé de poursuivre cette expérimentation avec deux nouvelles classes en lycée professionnel.

    Utiliser le web 2.0 dans ma pédagogie est une évidence apparue au fur et à mesure de l’expérimentation passée: l’élève s’inscrit comme citoyen, l’enseignant et la communauté éducative le forment dans sa citoyenneté l’aidant à construire ses droits et devoirs dans la Société.

    Imaginer qu’on peut occulter le Web et en particulier le Web 2.0 de cette éducation citoyenne (comme j’ai pu l’entendre lors d’une table ronde à #Ludovia 2010 !) est selon moi un leurre.

    L’élève pratique dans sa sphère privée l’internet via ordinateur, téléphone portable et de plus en plus en classe (même si c’est irrégulièrement et variable selon beaucoup de paramètres: formation de l’enseignant à l’usage des Tice en classe, matériel…).

    La société actuelle, elle-même, fait une large place à la culture numérique qui a investi notre quotidien. L’école se doit donc d’inscrire les usages numériques dans sa pédagogie, entre autres, dans l’éducation civique.

    Avec l’expérimentation de Twitter en classe, j’ai voulu constater si la pratique d’un réseau social du Net était envisageable en classe, sous quelle forme et à travers cette pratique si l’enseignant pouvait former et éduquer un citoyen du Web 2.0.

    Puisque le bilan de cette expérimentation

    [Le bilan toujours en construction est à lire ici : http://twitterenclasse.tumblr.com/  %5D

    est positif, j’ai décidé de poursuivre cet usage de Twitter dans ma pédagogie en ciblant des problématiques affinées ou différentes:

    – quelles finalités pédagogiques dans l’utilisation de Twitter en amont et en aval d’un cours ?

    – quelles finalités pédagogiques à construire un réseau englobant le groupe classe, la communauté éducative et peut-être administrative qui entoure et accompagne l’élève dans sa scolarité

    – comment et pourquoi amener l’élève à se construire une identité numérique positive et pré-professionnalisante ?

    Tout au long de cette année scolaire, je posterai des articles sur ces problématiques et sur les possibles réponses que l’usage de Twitter en classe et hors temps de classe avec mes élèves apporte.

    Le premier challenge va etre de constater si Twitter est transposable sur un public différent de celui de l’année passée. Je suis soumise à leur interet, leur motivation, la mienne et ma capacité à les y faire adhérer !

    A suivre au fur et à mesure de l’expérimentation !

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