La classe ouverte: décloisonner mais garder l’enceinte

  Beaucoup de projets lors du forum mondial de l’innovation pédagogique ( #MSIEF) avaient en commun la notion de « classe ouverte » comme:

– Le travail primé de Martin Ryum and Mette Hauch (Denmark), “Teachers Leave Them Kids Alone » ,  celui de Jan Webbs (UK) « working in a classroom without walls  [ http://www.microsoft.com/presspass/press/2010/oct10/10-29MSIEFAwardWinnerPR.mspx  ] ou celui que je partage avec David Cordina « creating new learning spaces »

 Le développement des TICE, plus généralement d’Internet dans les salles de classe ont permis d’ouvrir des espaces jusqu’ici clos.

L’unique fenêtre sur le monde pour l’élève en classe était le livre. Ouverture à sens unique: le livre distribue du savoir mais ne permet aucune interactivité et parfois aucune reflexion de l’élève qui ne fait que recevoir.

Le Web et en particulier le Web 2.0 créent des espaces ouverts : l’enceinte de la classe n’est plus cloisonnée, les échanges sont possibles entre l’élève et de possibles intervenants extérieurs. Les interactions sont fortes, encouragées. L’interactivité enrichit celui qui la crée et la développe.

C’est ce que je constate dans les échanges engrangés entre mes élèves tweeteurs et les étudiants indiens de David Cordina à l’Alliance Française de Bombay.

La classe par ces échanges rompt avec cette appartenance physique cloisonnée.

La semaine dernière,  alors que les étudiants indiens fêtaient Diwali à Bombay, mes élèves via un échanges de tweets asynchrones (#indofr) découvraient cette fête des lumières, posaient des questions, imaginaient l’espace, devenaient visiteurs virtuels des rues illuminées, cherchaient des photos, creusaient l’origine d’une telle fête, demandaient leurs impressions aux étudiants indiens.

Le groupe-classe devient mobile, s’exporte, importe et ne se cantonne plus à un travail scolaire stricto sensu Il est curieux, sociable, acteur.

Les règles sociales, l’apport de connaissances par l’enseignant, par le livre, l’évaluation sont omniprésents. En ça, la classe ouverte ne détruit pas les fondamentaux de l’éducation. L’élève est en classe pour recevoir des connaissances, pour maîtriser des compétences que seuls des intervenants scientifiques peuvent lui apporter. Je ne crois pas à l’enseignement qui ne partirait que de l’élève pour revenir à lui. L’inciter à réfléchir, à innover doit être accompagné par l’enseignant. C’est ensemble que l’élève, le groupe-classe et l’enseignant construisent.

La classe ouverte décloisonne mais ne rompt pas l’enceinte structurante que l’école apporte à l’élève.

La porte est grande ouverte sur le monde, l’élève s’inscrit dans la mondialisation des savoirs et des échanges.

A associer :  le projet de David Cordina: créer une alliance française virtuelle de Bombay http://davidcordina.free.fr/?p=523

Une réflexion sur “La classe ouverte: décloisonner mais garder l’enceinte

  1. temps dit :

    Trop d »informations tue l’information.
    Est-ce une idée ? Est-ce une croyance ? Est-ce un état d’esprit qui permet de comprendre ce que l’on voit ? est-ce une culture qui limite l’imagination à des possibles ? Je ne saurais répondre, mais je peux dire qu’après plusieurs années de tentatives les anglais ne pourrons jamais comprendre Victor Hugo dans quatrevingt-treize car c’est impossible à concevoir dans leurs techniques d’imagination.
    Cordialement

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