Archives Mensuelles: février 2011

Quand les élèves mettent leurs savoirs et savoir-faire au service de la communauté lycéenne

Le lycée professionnel, dans lequel j’enseigne, organise, comme chaque année, ses portes ouvertes. Occasion pour la communauté éducative de montrer les différentes sections et surtout la richesse de l’enseignement spécifique qui  est distillé: enseignement fortement axé sur la dynamique des projets tant en professionnel qu’en général.
La question de la communication autour d’un tel événement est toujours ardue : quels médias utiliser? quelle image donner par cette communication?

Cette année, j’ai proposé un projet qui vient d’être validé par mon chef d’établissement : créer et utiliser le réseau social Twitter pour communiquer autour de l’événement. Nous allons nous servir des savoirs, des compétences et de l’expérience de l’une de mes deux twittclasses pour ce projet : ce sont les élèves de @derniereannee2 qui seront les administrateurs de ce compte twitter.

Mon proviseur souhaite que je travaille, en plus de ce compte Twitter, un compte Facebook qui serait alimenté de pages annonciatrices d’événements se déroulant au lycée. Il est conscient de l’impact que ces médias du net ont désormais sur les adolescents. Autant s’en servir de façon réfléchie et positive pour motiver les élèves et améliorer l’image du lycée professionnel

Voici la fiche projet pour le compte Twitter

Calendrier : Du 07 au 19 mars

Projet: créer un un compte twitter officiel du lycée alimenté par la classe de Terminale bac pro logistique accompagnée par Mme Juin

Objectifs :
1)Valoriser l’image du lycée et l’image des élèves de lycée pro lors des portes ouvertes à travers un nouveau média : Twitter
2)Mettre à profit pour le lycée et la communauté lycéenne les acquis des élèves de cette classe : connaissances et maîtrise d’un réseau social du net à but pédagogique / estime de soi
3)Communiquer avec les médias locaux (presse/ radio/ télé) à propos de cette action
4)Communiquer auprès des collèges qui viendront visiter le lycée lors des portes ouvertes
5)Impliquer mieux les élèves d’une classe pour les portes ouvertes

Objectifs pédagogiques :
-français : écrire, rédiger, informer, expliquer.
-Semaine de la presse à l’école : comment informer et quoi diffuser ?
-Education civique : que peut-on diffuser sur internet ? (droits et devoirs de l’internaute)

Déroulement :

Temps 1 / Du 07 au 17 mars : sur les heures de cours de Mme Juin avec la classe
-création du compte Twitter de lycée par les élèves en classe
-présentation de l’outil à l’équipe de direction du lycée
-définition de la ligne éditoriale du twitter de lycée
-tweeter (= écrire des messages sur Twitter) pour renseigner sur la mise en place des portes ouvertes (montrer la mise en place des portes ouvertes, expliquer les projets créés pour les portes ouvertes…)
-proposer aux médias locaux un sujet sur cette création de compte lycée

Temps 2 / Du 18 au 19 mars : lors des portes ouvertes
-déambulation des élèves dans le lycée: tweeter pour renseigner sur le déroulement des portes ouvertes + photos et réponses aux renseignements demandés
-présentation dans une salle du travail réalisé avec Twitter

Ce projet a pour objectif premier les portes ouvertes du lycée mais pourra se se prolonger à la demande.


A suivre…dans le déroulement avec la balise #Doriole !

Twitter :rendre l’élève acteur de sa citoyenneté !

 

  • Madame, maintenant on comprend !C’est une petite boutade d’élève qui veut pourtant dire beaucoup. Une des questions qui m’est le plus souvent posée « mais pourquoi ne pas avoir choisi Facebook ». J’y ai très souvent répondu, justifié mon choix de Twitter, expliqué.Mes élèves, eux, ne m’ont jamais fait réellement cette réflexion. C’est Twitter parce qu’on est en classe et dans un cadre extra-scolaire mais pédagogique. Parce qu’on ne parle pas à ses profs comme à ses « potes » , parce que Facebook reste leur réseau privé.
    J’ai entamé l’expérience de Twitter au moment où ce réseau social pour les jeunes comme pour mes collègues et une majeure partie de la population ne connaissait pas du tout ou en avait une vague idée.

    IL n’y avait pas dans ce choix une quelconque « stratégie » mais bien une réponse aux besoins que j’avais identifiés. Comme devrait être le numérique en pédagogie: une réponse et non pas un problème à résoudre.

    Twitter prend en cet « hiver des peuples arabes » une nouvelle importance médiatique. Le réseau est associé à Facebook comme arme, comme relais des révolutions tunisienne et égyptienne. Ce qui était un outil de geek se démocratise au moins dans la connaissance populaire. Tout le monde connait désormais « twitter ». Reste à l’utiliser. Ou non.

 J’ expliquais à #Clair2011 que dans mon choix en Twitter, il y avait aussi le sens de ma mission pédagogique: j’ai pour mission d’intéresser, de cultiver, d’ouvrir l’esprit de mes élèves par des découvertes. Comme je leur fais découvrir des textes, des œuvres d’art, des textes de lois, des articles de presse, des films ou des évènements historiques, je leur ai fait découvrir un réseau social du net. Avec de vrais objectifs pédagogiques mais avec aussi le souci de les inscrire en tant que citoyen actif dans la société où ils évoluent.

Ce matin, on parlait de l’Égypte, de la Tunisie. Je leur expliquais l’implication et le rôle des réseaux sociaux, Facebook et Twitter, dans ces révolutions.

C’est là qu’une de mes élèves a rétorqué «Madame, maintenant on comprend pourquoi vous nous faites utiliser twitter ! »

Ils ont compris le rôle de l’école: apporter des savoirs, des compétences et petit à petit leur montrer à quoi cela peut leur servir. Là où la population découvre dans son ensemble ce qu’est Twitter, son fonctionnement, la force d’un réseau, l’utilisation « sérieuse » qu’on peut en faire…eux tweetent depuis 2 ans, 1 an ou 6 mois !

Je lisais hier un article sur la ségrégation sociale des réseaux sociaux avec les profils qui se dégagent de chaque réseau. Twitter a parfois tendance à se croire et joue à l’élitisme. J’ai fait entrer des élèves de lycée professionnel sur ce réseau qui ne pré-destinait pas du tout à eux. Ils l’ont totalement intégré dans leurs pratiques et dans leur culture.

Ouvrir les esprits, impliquer l’élève dans sa citoyenneté.

Madame, maintenant on comprend pourquoi on est sur Twitter !

  • Madame, maintenant on comprend !

C’est une petite boutade d’élève qui veut pourtant dire beaucoup. Une des questions qui m’est le plus souvent posée « mais pourquoi ne pas avoir choisi Facebook ». J’y ai très souvent répondu, justifié mon choix de Twitter, expliqué.Mes élèves, eux, ne m’ont jamais fait réellement cette réflexion. C’est Twitter parce qu’on est en classe et dans un cadre extra-scolaire mais pédagogique. Parce qu’on ne parle pas à ses profs comme à ses « potes » , parce que Facebook reste leur réseau privé.
J’ai entamé l’expérience de Twitter au moment où ce réseau social pour les jeunes comme pour mes collègues et une majeure partie de la population ne connaissaient pas du tout ou en avait une vague idée.IL n’y avait pas dans ce choix une quelconque « stratégie » mais bien une réponse aux besoins que j’avais identifiés. Comme devrait être le numérique en pédagogie: une réponse et non pas un problème à résoudre.

Twitter prend en cet « hiver des peuples arabes » une nouvelle importance médiatique. Le réseau est associé à Facebook comme arme, comme relais des révolutions tunisienne et égyptienne. Ce qui était un outil de geek se démocratise au moins dans la connaissance populaire. Tout le monde connait désormais « twitter ». Reste à l’utiliser. Ou non.

 J’ expliquais à #Clair2011 que dans mon choix en Twitter, il y avait aussi le sens de ma mission pédagogique: j’ai pour mission d’intéresser, de cultiver, d’ouvrir l’esprit de mes élèves par des découvertes. Comme je leur fais découvrir des textes, des œuvres d’art, des textes de lois, des articles de presse, des films ou des évènements historiques, je leur ai fait découvrir un réseau social du net. Avec de vrais objectifs pédagogiques mais avec aussi le souci de les inscrire en tant que citoyen actif dans la société où ils évoluent.

Ce matin, on parlait de l’Égypte, de la Tunisie. Je leur expliquais l’implication et le rôle des réseaux sociaux, Facebook et Twitter, dans ces révolutions.

C’est là qu’une de mes élèves a rétorqué «Madame, maintenant on comprend pourquoi vous nous faites utiliser twitter ! »

Ils ont compris le rôle de l’école: apporter des savoirs, des compétences et petit à petit leur montrer à quoi cela peut leur servir. Là où la population découvre dans son ensemble ce qu’est Twitter, son fonctionnement, la force d’un réseau, l’utilisation « sérieuse » qu’on peut en faire…eux tweetent depuis 2 ans, 1 an ou 6 mois !

Je lisais hier un article sur la ségrégation sociale des réseaux sociaux avec les profils qui se dégagent de chaque réseau. Twitter a parfois tendance à se croire et joue à l’élitisme. J’ai fait entrer des élèves de lycée professionnel sur ce réseau qui ne se prédestinait pas du tout à eux. Ils l’ont totalement intégré dans leurs pratiques et dans leur culture.

Ouvrir les esprits, impliquer l’élève dans sa citoyenneté.