Archives Mensuelles: septembre 2013

Pinterest en classe: 1er bilan

Après plusieurs séances d’usage de l’outil en classe, voici un 1er bilan: 

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  • ( Comme je l’avais imaginé) L’outil est très facile d’accès pour l’élève : il comprend rapidement l’ergonomie, les fonctionnalités et se l’approprie rapidement
  • La fonction « recherche » sur Pinterest est pertinente pour augmenter le cours de ressources. Exemple:  lors de mon cours sur les Surréalistes, nous étudions un tableau de Picasso mais je peux aborder rapidement les dessins de Cocteau en tapant son nom dans la recherche etc
  • Lors que l’image est issue d’un site internet (répertorié par son URL) : en cliquant sur l’image, on accède au site. La ressource s’en trouve enrichie.  Exemple: une peinture de Dali renvoie à un site explicatif de son oeuvre où se côtoient textes, tableaux et vidéos du peintre.
  • Utiliser Pinterest en compte unique pour la classe permet de créer un seul espace de plusieurs galeries (on dit « tableau » sur Pinterest) : espace commun à la classe (ouvert à l’Extérieur) où les élèves collaborent, mutualisent. Ils identifient leurs productions par leurs initiales en fin de texte.  Ouvrir sur 16 postes en simultané sur le même compte n’a posé aucun problème. Comme nous sommes sur le même compte, je peux prendre la main sur une épingle (pour corriger les fautes par exemple) simultanément à l’élève.
  • Activité 1/ créer une galerie de peintures du courant surréaliste. La recherche documentaire est facile à mettre en oeuvre. Je peux suivre en temps réel la constitution de ce « tableau » et accompagner chaque élève dans sa recherche.
    Exemple: Plusieurs élèves n’ont tapé que « peintre surréaliste » dans Google et ont choisi des peintures d’un peintre russe Vladimir Kush qui n’est pas issu du courant Surréaliste. La recherche a été mal menée. Nous avons pu débattre en direct sur ces choix, j’ai pu identifier aussitôt le problème et mettre en place la remédiation nécessaire. Même simultanéité de la remédiation lors de l’écriture de texte.

 

  • Constituer une banque d’images est une activité ludique qui plait à l’élève mais qui permet surtout qu’il se l’approprie: comme l’espace est mutuel, il a souci de créer une épingle (image+texte) de qualité. L’appropriation de l’espace amène à des savoirs qui s’acquièrent mieux. J’ai été surprise de constater que les élèves se souvenaient d’une séance à l’autre des noms de peintres et des tableaux.
  • 2ème activité: toujours dans l’objet d’étude sur le Surréalisme, ils devaient créer un « tableau » d’épingles « à la manière de Magritte : ceci n’est pas …(une pipe) ». L’élève choisit dans Google images un objet, l’épingle et le détourne de la représentation qu’on s’en fait. La partie « description » permet de rédiger un texte de 500 caractères: suffisant pour la consigne d’écriture donnée. Là encore, le « tableau » se forme en simultané, je peux suivre les travaux de tous les élèves et travailler avec chacun. On peut donc utiliser Pinterest comme espace de création qui s’adapte à une activité pédagogique en amont. 

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  • Ces galeries d’images relatives à notre objet d’étude en français permettent de constituer une « banque » d’images et de textes » qui reste à disposition de l’élève lors en hors classe. Galerie sur lequel il peut s’appuyer pour revoir son cours mais aussi l’enrichirExemple : Nous avons abordé plusieurs œuvres de Magritte et je leur ai proposé, pour ceux qui le souhaitent, de créer une galerie de peintures de cet artiste. L’élève peut s’approprier l’outil pour agréger des  ressources qui serviront à tout le groupe-classe.
  • 3ème activité: Dans le cadre d’une séance sur « les Surréalistes et la Guerre », j’ai créé une galerie avec 3 œuvres sans donner un titre complet à la galerie « les Surréalistes … ». Je voulais que les élèves définissent le thème en partant du Corpus de peintures. Le titre est complété ensuite lors que le thème est défini. L’élève est invité là encore à agréger d’autres ressources à cette galerie.
  • 4ème activité: Lors d’heures dédiées à la réalisation d’un projet de classe, un groupe d’élèves devait faire des recherches sur l’Assemblée Nationale. Ils ont eu pour consigne de créer une galerie dédiée à cet édifice et à ses fonctions. Chaque image doit être augmentée d’une description. J’aimerais qu’ils utilisent l’outil dans chaque matière abordée pour créer un espace de ressources visuelles complémentaires à leur cours:  un espace scolaire numérique personnalisé et collaboratif ! 

En conclusion provisoire: l’outil convient très bien à ma pédagogie, à mon public d’élèves et je compte l’exploiter encore plus en français, histoire, éducation civique, géographie et ateliers rédactionnels. Je souhaite aussi développer sa fonction collaborative et mutualisante avec d’autres apprenants s’appuyant sur des  ressources qu’il créeront eux-mêmes…

A suivre !

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Utiliser Pinterest en classe

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 Avec ma classe de Première bac pro, nous commençons en français, à utiliser le réseau social et de partage d’images « Pinterest ». 

J’y vois, a priori, une vraie plus-value pédagogique: 

  • Ressources :

– L’élève se crée SA banque d’images, variée et riche accessible en classe et hors temps de classe

(qui permet de restreindre le nombre de photocopies et de travailler sur du noir et blanc)

  • Recherche, création et écriture

-l’élève travaille sur la notion de source d’un document et organise une recherche réfléchie

– l’élève  crée sa propre ressource: recherche image / épinglage

-l’élève rédige le texte selon la consigne d’écriture donnée et réfléchit à la pertinence des mots-clefs

-l’élève a à disposition une banque d’images pour révision d’examen

  • Partage, collaboration, mutualisation

-La ressource est synchronisable avec les réseaux sociaux utilisés en classe

-L’espace crée (un compte classe ou un compte par élève) peut être utilisée par toute l’équipe pédagogique dans toutes les matières: multiplication des tableaux et des entrées

– La ressource créée est partageable, mutualisable et collaborative avec d’autres groupes d’apprenants de même ou différent niveau

1ère activité pédagogique incluant Pinterest:

Objet d’étude, Français, 1ère bac pro « du côté de l’imaginaire ».

Nous travaillons sur le surréalisme : Découvrir/ analyser des œuvres surréalistes pour développer  l’imaginaire par l’écriture

Sur Pinterest: les élèves ont à créer une galerie d’œuvres visuelles surréalistes avec commentaires.

L’élève

– recherche sur Internet une œuvre

-identifie la source (peintre, titre, date) et vérifie qu’il s’agit bien d’un peintre du Surréalisme

-épingle l’œuvre sur le Pinterest de classe

– la commente  selon la consigne d’écriture donnée: Nature et source + “ j’imagine une histoire à partir des éléments du tableau à la manière d’un auteur surréaliste” (500 caractères max)

-Le groupe-classe construit et mutualise sa propre ressource qu’il pourra exploiter en cours et pour ses révisions d’examen.

…A suivre !  Je ferai plus tard un bilan (leviers et freins) de l’outil dans ses usages en pédagogie

Voici le tutoriel basique d’accompagnement que j’ai créé pour les aider à se lancer. Mais je n’ai aucune crainte, l’outil est très simple d’approche et d’usage:

<div style= »margin-bottom:5px »> <strong> <a href= »https://fr.slideshare.net/Laujuin/tutoriel-pinterest-26310117&Prime; title= »Tutoriel pinterest » target= »_blank »>Tutoriel pinterest</a> </strong> from <strong><a href= »http://www.slideshare.net/Laujuin &raquo; target= »_blank »>Laurence Juin</a></strong> </div>

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Petit précis d’usages de Twitter en classe

Vous voulez introduire les réseaux sociaux dans votre pédagogie? Voici quelques conseils et pistes de réflexion avant de se lancer

  • Avant de commencer :

Se familiariser avec l’outil  pour bien comprendre ses paramètres et ses fonctionnalités : « philosophie » du réseau choisi,  codes de communication etc

  1. Pourquoi l’utiliser ?

L’outil devient pédagogique si on lui en donne la fonction. L’utiliser en classe sans cette réflexion peut amener au risque « technologique » ET à improductivité pédagogique.

Les nombreux témoignages que l’on peut lire sur l’usage de twitter en classe (répertories par Bertrand Formet ici  ) nous montrent que les usages peuvent en être très variés:

  • courtes productions écrites en classe
  • éducation à l’internet et éducation citoyenne
  •  live-tweet de sorties/voyages scolaires
  •  moyen de communication, soutien, interactivité sur temps personnel de l’élève,
  • ouverture de la classe à un plus large réseau etc.
  • usage ponctuel pour un projet …etc
  1. Quand l’utiliser?
  • Sur le temps de classe
  • Hors temps de classe (communication élèves-enseignants)
  • Des échanges synchrones ou asynchrones? Les échanges synchrones sont possibles si bien préparés. Les balises (#hashtag) permettent d’entretenir et de suivre des échanges même asynchrones

2. Un compte classe ou des comptes élèves?

  • Un compte classe?
  • Un compte par élève?
  • Un compte élève à n’utiliser qu’en classe?
  • Un compte élève personnel?

Les nombreux exemples d’usages de Twitter en classe montrent tout type de  gestion : organiser les comptes selon les usages qu’on veut en faire et surtout du public élève.

Le compte classe est souvent le plus adapté avec les classes de primaire et de collège. C’est l’enseignant qui gère le mot de passe, qui organise la production de tweets. L’élève peut y écrire mais sous l’autorité et les conseils  de l’enseignant. Non pour « contrôler ou restreindre l’élève » mais bien pour l’accompagner dans une éducation au web 2.0 cohérente.

Au lycée (ou en fin de collège s’il a reçu une vraie éducation numérique) l’élève acquiert un début de maturité, entre autres, numérique qui lui permet de mieux appréhender les enjeux liés à de telles pratiques.

La dissociation stricte des comptes personnels de l’enseignant et des élèves des comptes «classe » est nécessaire. Le réseau social tendrait à atténuer ces barrières strictes que la fonction d’enseignant impose mais l’enseignant reste enseignant qu’il s’adresse à l’élève en classe ou via un ordinateur. « ne tweetez pas ce que vous ne diriez pas dans une salle de classe ».

3.  Avec quels moyens ?

En classe:      

  • Selon l’usage qu’on en fait, il est nécessaire que ça soit en corrélation avec le matériel. Impossible d’imaginer faire tweeter 30 élèves sur leurs 30 comptes avec 10 postes sur une heure de cours ! Les élèves ont-ils besoin de tous tweeter? Tous au même moment? Tous sur leur compte-élève? Difficile d’avoir 30 postes à disposition dans une salle…et puis difficile de gérer, de lire et d’interagir avec la production de 30 tweeteurs sur une heure de cours ! Le matériel est donc à gérer avec les usages souhaités.
  • Des postes/tablettes/smartphones à disposition régulière dans une salle permettent de développer un usage régulier et souple de l’usage d’un réseau social en classe.
  • Un poste enseignant relié à un vidéoprojecteur pour montrer le mur de tweets est un équipement qui est un levier certain à l’usage.

Hors temps de classe:

L’équipement personnel de l’élève est obligatoirement à prendre en compte pour adapter les usages hors temps de classe. Impossible d’exiger des élèves des interactions sur le réseau hors temps de classe si certains n’ont pas un accès personnel à internet. Les équipements peuvent être très variés: équipements inexistant, familial partagé ou au contraire suréquipement avec un ordinateur personnel et/ou un smartphone. A prendre aussi en compte les élèves internes

4. Quelles démarches officielles?

  • Présenter et soumettre le projet d’usages de réseaux sociaux en classe à ses direction/référents et autorités pédagogiques est nécessaire, utile voire même obligatoire quand l’élève est mineur.  En présentant un projet pédagogique cohérent, l’adhésion n’en sera que plus facilitée.
  • Présenter le projet aux parents d’élèves est nécessaire. Comprendre l’outil, démontrer l’intérêt pédagogique permet de facilité la collaboration et l’adhésion au projet.
  • établir avec le groupe-classe une charte d’usages du réseau social (adaptée au projet) . C’est l’âge où ils découvrent le web 2.0 avec l’usage des réseaux sociaux, des blogs ou des tchats. Utiliser les réseaux sociaux en classe doit être dissocié de leurs pratiques et usages personnels. Exemple ici
  • prévoir les autorisations de diffusion des prénoms et noms des élèves
  • prévoir une autorisation de diffusion de photos de l’élève (avatar pour le compte, photos lors de sorties…)

5.  Quelle entrée en réseau social pour l’élève?

Avant de lancer :

  • mener une vraie éducation au Web 2.0 auprès des élèves concernés. Ce n’est pas parce qu’ils utilisent beaucoup les réseaux sociaux qu’ils maîtrisent tous les paramètres liés à ces usages.
  • Réfléchir à la création d’une identité numérique positive: quel pseudo, quel avatar, quelle biographie ? Quelles informations l’élève veut-il/doit-il diffuser? Etc.

En conclusion, utiliser les réseaux sociaux du net dans sa pédagogie permet beaucoup de possibilités, les usages sont variés et variables selon les besoins, adaptables à la classe, aux conditions de travail, aux programmes, aux équipes pédagogiques…etc. Une grande liberté qui ne doit pas faire oublier que ces usages doivent être très réglementés pour une vraie éducation

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